Ski alpin: "Plus de liberté", savoure Faivre, éblouissant vainqueur à Bansko

"Quand je prends un départ j'ai la banane", apprécie Mathieu Faivre, vainqueur dimanche du géant de Bansko (Bulgarie), savourant la "liberté" supplémentaire que lui offrent ses nouveaux skis depuis janvier.

Nikolay DOYCHINOV - AFP

"Quand je prends un départ j'ai la banane", apprécie Mathieu Faivre, vainqueur dimanche du géant de Bansko (Bulgarie), savourant la "liberté" supplémentaire que lui offrent ses nouveaux skis depuis janvier.

Le sacre de Bansko intervient au lendemain d'une deuxième place pour le Français, déjà titulaire de deux titres de champion du monde (parallèle et géant) la semaine dernière à Cortina d'Ampezzo (Italie).

QUESTION: Comment expliquez-vous votre forme éblouissante depuis deux semaines après plusieurs années compliquées?

REPONSE: "Depuis plusieurs saisons j'étais en délicatesse avec pas mal de choses, notamment ma manière de fonctionner, ce qui a entraîné des résultats qui n'étaient pas ceux attendus, même si j'étais quand même 7e mondial l'hiver dernier, ce n'est pas rien. Ca m'a forcé à aller chercher des choses en termes de résolution de problèmes. De toute façon en sport il faut toujours garder cet état d'esprit (...) J'ai notamment de nouveaux skis (depuis janvier) qui m'apportent plus de liberté dans ce que je produis, des sensations que je recherche. Ce qui me permet d'aller chercher la limite chaque jour notamment à l'entraînement. Ce sont des skis plus longs mais qui n'ont rien de révolutionnaires, ils restent plus courts que ceux que l'on avait il y a quelques années."

Q: Comment se transmettent ces nouvelles sensations sur la piste?

R: "En ce moment j'ai le plaisir tout bête d'arriver en bas et de voir que je suis dans le coup. Sinon la différence par rapport à avant est dure à sentir. Je sens bien que quand je prends un départ j'ai la banane, je fais les choses comme j'en ai envie. Aujourd'hui et hier, tout n'a pas été parfait, j'ai encore des choses à rectifier mais j'ai produit du bon ski."

Q: Avez-vous le temps de savourer ces excellents résultats?

R: "Après les Mondiaux je n'ai pas vraiment eu le temps de profiter. Je suis rentré chez moi quelques jours, on a fait une petite randonnée en montagne qui était de toute façon prévue avec des amis. Pas de folie, car deux jours après il fallait être de retour ans la salle de +muscu+ pour préparer Bansko. Là j'ai deux semaines jusqu'à Kranjska Gora, je vais rentrer et me reposer avant d'aller à Paris pour des sollicitations médiatiques, puis j'irai en Autriche pour m'entraîner."

Propos recueillis au téléphone par Robin GREMMEL

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