Rugby: 1000 spectateurs, ce serait "encore plus triste", selon Camille Chat (Racing 92)

Une jauge limitée à 1000 spectateurs serait "encore plus triste" que les 5000 spectateurs autorisés jusqu'à présent, a déploré jeudi le talonneur du Racing 92 Camille Chat en évoquant l'assistance qui pourrait être abaissée samedi lors de la demi-finale de Coupe d'Europe de rugby contre les Saracens.

FRANCK FIFE - AFP/Archives

Une jauge limitée à 1000 spectateurs serait "encore plus triste" que les 5000 spectateurs autorisés jusqu'à présent, a déploré jeudi le talonneur du Racing 92 Camille Chat en évoquant l'assistance qui pourrait être abaissée samedi lors de la demi-finale de Coupe d'Europe de rugby contre les Saracens.

Paris et sa petite couronne font partie des onze métropoles placées en "zone d'alerte renforcée" dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, où la jauge maximale pour les grands événements va être ramenée à 1.000 personnes.

Cette nouvelle jauge s'appliquera "à compter de samedi à l'issue d'une concertation entre le préfet et les élus locaux", a précisé le ministre de la Santé Olivier Véran mercredi. Reste à connaître l'heure précise, la rencontre Racing 92 - Saracens se déroulant à partir de 14h00 à la Paris La Défense Arena.

"Déjà 5.000 c'est un peu triste, malheureusement. Donc 1.000 ça va être encore plus triste. J'espère que ce sera 5.000", a affirmé Camille Chat lors d'un point presse au Plessis-Robinson où est situé le centre d'entraînement du Racing 92.

"J'espère que les supporters présents vont faire du bruit, qu'ils soient 1.000 ou 5.000", a-t-il ajouté.

Mille ou cinq mille spectateurs, "pour le moment on ne sait pas", a dit quant à lui l'entraîneur du Racing 92 Laurent Travers.

"On attend. Il y a des décisions qui vont être prises. Bien sûr qu'on aimerait qu'il y en ait 5.000", a-t-il poursuivi, estimant que ce qui est important "avant tout" c'est "que l'on puisse jouer au rugby".

"C'est une catastrophe. Une catastrophe supplémentaire", a estimé pour sa part le président du club francilien Jacky Lorenzetti, interrogé par l'AFP au sujet de la nouvelle jauge.

"Je ne veux pas me mettre à la place de nos dirigeants. Ils doivent prendre leurs responsabilités mais il me semble qu'on devrait pouvoir laisser vivre l'économie, laisser vivre les gens en bonne santé... et sans nécessairement mettre à genou l'économie du pays", a-t-il ajouté.

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