Mondiaux de cyclisme: les Néerlandaises pour oublier le cafouillis des JO

Deux mois après son cafouillage aux JO de Tokyo, l'équipe féminine des Pays-Bas part favorite du championnat du monde de cyclisme, samedi, entre Anvers et Louvain, forte de quatre succès en quatre ans.

DIRK WAEM - AFP/Archives

Deux mois après son cafouillage aux JO de Tokyo, l'équipe féminine des Pays-Bas part favorite du championnat du monde de cyclisme, samedi, entre Anvers et Louvain, forte de quatre succès en quatre ans.

Pour avoir réagi de façon désordonnée derrière l'Autrichienne Anna Kiesenhofer au Japon, la nation-phare du cyclisme féminin a essuyé une déconvenue magistrale. Mais elle a repris le cours de sa domination aux récents championnats d'Europe (victoire de van Dijk) puis dans le contre-la-montre des Mondiaux lundi dernier (van Dijk 1re, van Vleuten 3e).

En Flandre, les Pays-Bas alignent un groupe dont la moitié a déjà gagné une ou plusieurs fois la course arc-en-ciel: trois fois pour Marianne Vos, dont la dernière victoire date de 2013, deux fois pour Anna van der Breggen, qui dispute sa dernière saison, une fois pour Annemiek van Vleuten, frustrée de sa médaille d'argent aux JO de Tokyo, et Chantal Van den Broek-Blaak.

"Marianne Vos est notre meilleure carte", estime van Vleuten par références aux qualités de sprinteuse de son aînée. Mais, au risque de connaître une nouvelle fois la mésentente, toutes les Néerlandaises (Brand, Pieters, van Dijk et Vollering complètent le groupe) ont des arguments à faire valoir dans ce type de course.

Leurs adversaires s'attaquent donc à forte partie au départ des 157,7 kilomètres. La Belge Lotte Kopecky (4e aux JO), qui mise sur sa pointe de vitesse, le trident italien (Balsamo, Bastianelli, Longo Borghini) ou encore l'Américaine Coryn Rivera savent ce qui les attend sur le parcours mélangeant les côtes du circuit flandrien et du circuit final de Louvain, avec une dernière difficulté (Sint-Antoniusberg) à l'entrée des deux derniers kilomètres.

La Néerlandaise Annemiek Van Vleuten lors du contre-la-montre individuel des Mondiaux de cyclisme sur route à Bruges, le 20 septembre 2021

La Néerlandaise Annemiek Van Vleuten lors du contre-la-montre individuel des Mondiaux de cyclisme sur route à Bruges, le 20 septembre 2021

Kenzo TRIBOUILLARD - AFP/Archives

Les Françaises, boostées par la 6e place de Juliette Labous dans le contre-la-montre mondial, se présentent sans complexes. "J'ai manqué de confiance dans mes dernières courses", estime la jeune Franc-Comtoise (22 ans), rassurée par sa dernière performance.

"Je préfère les bosses plus longues mais je sais me débrouiller sur ce genre de parcours qui demande à être bien placée. On emprunte un partie du parcours de la Flèche Brabançonne où j'avais pris la 6e place en étant échappée", ajoute la jeune femme, l'un des atouts des "Bleues" qui alignent aussi la championne de France Evita Muzic (22 ans) et les plus expérimentées Audrey Cordon-Ragot et Aude Biannic.

Par Jean MONTOIS / Louvain (Belgique) (AFP) / © 2021 AFP