Le Comité international paralympique promet des Jeux sûrs, malgré la "colère" au Japon

Le président du Comité international paralympique (CIP) reconnaît que la tenue des Jeux de Tokyo peut générer de la "colère" parmi la population japonaise en raison de la pandémie, mais a qualifié d'"infimes" les risques de propagation du virus par les sportifs.

Franck ROBICHON - POOL/AFP/Archives

Le président du Comité international paralympique (CIP) reconnaît que la tenue des Jeux de Tokyo peut générer de la "colère" parmi la population japonaise en raison de la pandémie, mais a qualifié d'"infimes" les risques de propagation du virus par les sportifs.

Dans un entretien à l'AFP, Andrew Parsons a assuré qu'il n'y aurait aucun relâchement des mesures sanitaires qui, selon lui, permettront de préserver la sécurité des sportifs et du public japonais.

Il s'est exprimé jeudi soir, à un peu plus de 100 jours de l'ouverture des Jeux paralympiques (24 août-5 septembre) et à dix semaines de l'ouverture des Jeux olympiques le 23 juillet.

Alors que cet événement planétaire approche à grands pas, le Japon est aux prises avec une quatrième vague d'infections et l'opinion publique reste majoritairement opposée à la tenue de l'événement cet été, qui avait été reporté en 2020 à cause de la pandémie.

"Nous comprenons le sentiment d'incertitude", a dit M. Parsons depuis le Brésil. "En temps normal, quand il y a de l'incertitude, il y a de la peur et parfois la peur se transforme en colère".

Mais il a souligné que les mesures sanitaires prévues pour les sportifs, incluant de nombreux tests avant leur arrivée au Japon puis des tests quotidiens sur place, rendent les risques de propagation du virus "vraiment infimes".

"Nous voulons insuffler un sentiment de certitude car nous voyons que la colère vient de cette idée mettant en opposition la sécurité de la population japonaise et les Jeux. Je crois qu'ils peuvent coexister".

- Santé et sécurité en priorité -

Sans que cela soit une condition obligatoire pour participer, de nombreux sportifs du monde entier se font vacciner pour les JO et M. Parsons prévoit que cela sera également le cas pour au moins 60% des paralympiens.

"La dernière chose que nous voulons faire est de mettre en péril le système de santé japonais en ce moment même", a-t-il affirmé, appelant à des "solutions innovantes" pour éviter d'ajouter de la pression.

"La priorité numéro un est la santé et la sécurité de tout le monde aux Jeux. Je ne pense pas que nous puissions assouplir ces restrictions", a-t-il ajouté.

Les Jeux olympiques de Tokyo seront interdits aux spectateurs venant de l'étranger, une première historique. Une décision concernant le public résidant au Japon est attendue en juin.

Mais indépendamment du nombre de spectateurs, M. Parsons considère les Jeux paralympiques de cet été comme "les plus importants de l'histoire".

"Les personnes handicapées ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie, et cela a mis en évidence de nombreuses inégalités", a-t-il rappelé.

"Les sportifs comprennent que ce qu'ils font sur le terrain contribuera à remettre les personnes handicapées à l'ordre du jour de l'inclusion".

Par Andrew MCKIRDY / Tokyo (AFP) / © 2021 AFP