L2: Amiens, débouté par le Conseil d'Etat, jouera bien en Ligue 2

Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi le nouveau recours en référé du club de football d'Amiens, qui a acté sa relégation en Ligue 2, se disant "mobilisé" pour la saison prochaine et "dans l'attente de la décision au fond" de la plus haute juridiction administrative.

FRANCK FIFE - AFP/Archives

Le Conseil d'Etat a rejeté vendredi le nouveau recours en référé du club de football d'Amiens, qui a acté sa relégation en Ligue 2, se disant "mobilisé" pour la saison prochaine et "dans l'attente de la décision au fond" de la plus haute juridiction administrative.

"Le juge des référés n'a pas entendu nos arguments et je le regrette sincèrement. Je suis persuadé que le Conseil d'État, dans sa formation collégiale, nous donnera raison dans le cadre d'un examen au fond de nos demandes" qui prendra de longs mois, a réagi dans un communiqué Bernard Joannin, le président du club amiénois.

"En attendant, la meilleure réponse est sur le terrain. L'Amiens SC est en ordre de marche pour former une équipe animée par la soif de gagner", a-t-il poursuivi.

La formation picarde contestait sa descente en Ligue 2, décidée par un Conseil d'administration de la Ligue (LFP) le 30 avril. Au moment de l'arrêt, elle était 19e, avec quatre points de retard sur le barragiste Nîmes et dix rencontres à disputer.

Une première décision du Conseil d'Etat a suspendu sa relégation, ainsi que celle de Toulouse, dernier du classement, en enjoignant les instances à rééxaminer le format de la Ligue 1.

Mais un nouveau tour de table, à la fois à la Ligue et la Fédération, a écarté l'hypothèse d'un Championnat élargi à 22 équipes qui aurait permis aux deux clubs d'être maintenus.

Si le TFC a acté sa rétrogradation après un vote défavorable de l'Assemblée fédérale de la FFF, le 26 juin, l'ASC a porté, à nouveau, l'affaire devant la plus haute juridiction administrative, en pointant du doigt un rééxamen "biaisé" par la LFP.

"Le moyen tiré de ce que les décisions contestées auraient été entachées d'irrégularité n'est pas assorti de précision suffisante permettant d'en apprécier le bien-fondé", écrit le juge dans son ordonnance.

Celui-ci a également condamné le club à verser la somme globale de 6.000 euros de frais de justice à la LFP et FFF.

Cette ordonnance clot, dans l'immédiat, les procédures judiciaires intentées à la suite de l'arrêt des compétitions face à la pandémie. Que ce soit sur la décision d'arrêter, de figer le classement, ou de procéder à des montées et descentes, le Conseil d'Etat a donné raison à la LFP et la FFF.

Il reste aujourd'hui des recours au fond, qui prennent plusieurs mois. Cela concerne notamment Amiens, qui pourrait prétendre à une indemnisation.

Une étude du cabinet KPMG a estimé les pertes du club picard, en cas de relégation, entre 44 et 50 millions d'euros.

Amiens reprend la L2 le 22 août contre Nancy.

AFP / Paris (AFP) / © 2020 AFP