L1: Renaud Ripart, le guerrier croco

Nîmes veut encore y croire! L'avenir en Ligue 1 des "Crocos" ne tient plus qu'à un fil ténu, mais l'espoir demeure, incarné par le guerrier Renaud Ripart, dont les buts et la polyvalence ont été plus que précieux tout au long de la saison.

Valery HACHE - AFP/Archives

Nîmes veut encore y croire! L'avenir en Ligue 1 des "Crocos" ne tient plus qu'à un fil ténu, mais l'espoir demeure, incarné par le guerrier Renaud Ripart, dont les buts et la polyvalence ont été plus que précieux tout au long de la saison.

"Il y a trois mois, si on nous avait prédit qu'on serait encore là aujourd'hui, tout le monde aurait signé. Il n'y a rien de perdu. Il reste deux matches et on est programmés pour lutter jusqu'au dernier", a assuré l'attaquant.

Car le crocodile bouge encore. En ballotage défavorable face à Nantes, Lorient, Strasbourg et Bordeaux, et plombé par sa différence de buts, le club gardois ne renonce pas malgré un programme redoutable avec la réception de Lyon dimanche, puis un match à Rennes pour finir la saison.

Après un beau rebond, avec 14 points en sept matches entre mi-février et mi-mars, Nîmes a pourtant enchaîné avec une période de disette, en n'en prenant que trois entre les 31e et 35e journées.

Mais le succès à Metz dimanche dernier (3-0), où Ripart a inscrit son 50e but officiel avec Nîmes, son onzième de la saison (dont six sur penalty, ndlr), a relancé l'objectif maintien des Crocos, qui pointent à deux points du barragiste Nantes avant la 37e journée.

"Une victoire pour y croire", a tweeté Ripart, qui a tour à tour joué latéral droit, attaquant, milieu défensif ou milieu offensif cette saison.

- couteau suisse -

L'attaquant de Nîmes, Renaud Ripart, lors du match de Ligue 1 à domicile contre Lorient, le 24 février 2021

L'attaquant de Nîmes, Renaud Ripart, lors du match de Ligue 1 à domicile contre Lorient, le 24 février 2021

Sylvain THOMAS - AFP/Archives

"Sa vraie place est attaquant axial ou sur le côté droit, où il exprime le mieux tout son volume de jeu. Mais il a une faculté d'adaptation énorme. Son physique est impressionnant, il court beaucoup, il a un volume de jeu hors norme, il a trois poumons et a toujours la soif de gagner", avait résumé son ancien entraîneur Bernard Blaquart.

Ripart, 28 ans, est aussi un Nîmois pur jus. Il n'est pas le plus talentueux de l'effectif ni le plus technique, mais il est un immense bosseur, avec un crocodile brodé sur le cœur. Né à Nîmes, formé au club, il en est le symbole et l'ADN.

Ce couteau suisse a tout connu dans le club qui l'a formé, au fil de neuf saisons et plus de 210 matches, les accessions comme les relégations, le National, la Ligue 2 et, depuis trois ans, la L1.

"Renaud, c'est un garçon intelligent, volontaire, ça vaut de l'or. Il incarne le Nîmes d'aujourd'hui. Le club devrait lui faire signer un contrat à vie", avait aussi jugé Blaquart.

"Je ne suis pas un héros, je suis quelqu'un de simple, je donne juste le maximum et si l'on s'en sort, ce sera de façon collective", assure le joueur de son côté.

Mais si par miracle, Nîmes finissait par décrocher son maintien, Renaud Ripart y aurait mis toutes ses tripes.

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