L1: à Nice, Reine-Adélaïde un peu trop seul

Nice compte sur le plus expérimenté de ses nombreux jeunes, le capitaine des Espoirs Jeff Reine-Adélaïde (22 ans), pour effacer contre Dijon, dimanche (17h00) pour la 12e journée de Ligue 1, l'échec quasi consommé en Ligue Europa.

Jean-Francois MONIER - AFP/Archives

Nice compte sur le plus expérimenté de ses nombreux jeunes, le capitaine des Espoirs Jeff Reine-Adélaïde (22 ans), pour effacer contre Dijon, dimanche (17h00) pour la 12e journée de Ligue 1, l'échec quasi consommé en Ligue Europa.

Jeff était un peu trop seul, jeudi contre le Slavia Prague (3-1), qui a presque fermé les portes de l'Europe sur les plumes des Aiglons.

"Jeff n’est plus un jeune joueur. Capitaine des Espoirs, il a déjà l’habitude des responsabilités. Il apportera son expérience, son calme et son esprit de compétition", assure Patrick Vieira.

L'entraîneur du Gym compte particulièrement sur "JRA" face à la lanterne rouge de L1, en l'absence des patrons Morgan Schneiderlin, suspendu, et surtout Dante, capitaine blessé pour au mois six mois.

Heureusement, le gros transfert des toutes dernières minutes du mercato, un prêt payant de Lyon de 0,5 million d'euros avec option d’achat de 25 M EUR, "est en train de monter en puissance", avait noté Vieira après son match réussi contre son ancien club, Angers, où le Gym s'est largement imposé (3-0), le jour où il a perdu Dante.

Reine-Adélaïde "est un joueur très intéressant pour sa qualité technique, sa capacité d’éliminer les adversaires et de percuter. Quand on va l’avoir à 100%, il sera important pour nous", a poursuivi Vieira.

Titularisé alors pour la première fois de la saison contre le SCO, JRA avait provoqué le pénalty pour l’ouverture du score.

- "Je me sens épanoui" -

Le milieu de Nice, Jeff Reine-Adélaïde (d), lors du match de Ligue 1 à domicile face à Monaco, le 8 novembre 2020

Le milieu de Nice, Jeff Reine-Adélaïde (d), lors du match de Ligue 1 à domicile face à Monaco, le 8 novembre 2020

Valery HACHE - AFP/Archives

Revenu d’une grave blessure au genou survenue en décembre dernier, le milieu relayeur a eu une préparation lyonnaise perturbée par une douleur au mollet. Son intégration a été très progressive.

"Je suis content, ça se passe super bien à Nice", a dit l'ex-Angevin en marge du succès des Bleuets au Liechtenstein (5-0), le 12 novembre.

"J’ai un coach qui compte sur moi et qui tente de me faire progresser. J’essaie de retrouver du rythme. Je me sens épanoui, et maintenant c’est à moi de le montrer sur le terrain", a lancé JRA.

Reine-Adélaïde ne se sent pas encore à 100% et estime à deux, trois semaines encore le travail nécessaire pour revenir à son niveau, selon son entourage, qui met en avant la confiance de Patrick Vieira.

Le champion du monde 1998 et son joueur "communiquent beaucoup" entre eux, souffle l’un de ses proches.

"Il est assez discret, réservé, un peu dans sa bulle dans la vie mais c’est quelqu’un de très déterminé et très ambitieux", dépeint l’un de ses proches.

Heureux d’être passé entre les gouttes du coronavirus (14 Aiglons affectés dans la dernière quinzaine), il a pu décocher un coup franc victorieux, en pleine lucarne, contre le Liechtenstein.

- "Ça va le faire" -

Il a été moins en réussite contre le Slavia, mais a été un des rares à secouer son équipe. Il a trouvé le poteau au terme d’une longue percée, dans un match où l'on a noté encore un petit retard dans le repli défensif.

L'entraîneur d'Angers, Stéphane Moulin, lors du match de Ligue 1 à domicile face à Nice, le 1er novembre 2020

L'entraîneur d'Angers, Stéphane Moulin, lors du match de Ligue 1 à domicile face à Nice, le 1er novembre 2020

JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP/Archives

Sa montée en puissance n'étonne pas son ancien coach Stéphane Moulin.

"Nice, c'est un style de jeu qui va lui convenir parfaitement, je pense qu'il va s'y retrouver", assure le technicien du SCO.

Moulin "regrette" que "son départ pour l'instant ne l'(ait) pas amené là où il souhaitait. Il aurait dû être un peu plus patient", mais "quand il est arrivé à Lyon, c'était pas non plus le meilleur moment".

"C'est un grand club, incomparable au nôtre, poursuit l'Angevin. Je pense qu'il avait encore besoin d'un peu de temps".

Mais il était difficile de résister aux sirènes d'un grand club, et son ancien coach assure qu'il a bien compris le choix de son joueur. "Pour moi, ce n'est que partie remise, ça va le faire, je n'ai pas de doute sur sa qualité, insiste Moulin. C'est un garçon qui va faire une grande carrière."

AFP / Nice (AFP) / © 2020 AFP