Hand: les Français mettent un peu de baume sur leurs plaies

Les handballeurs français ont mis un peu de baume sur leurs plaies en quittant l'Euro sur une victoire contre la Bosnie dans un dernier match sans enjeu, 31 à 23, mardi à Trondheim, en Norvège.

Ole Martin Wold - NTB Scanpix/AFP

Les handballeurs français ont mis un peu de baume sur leurs plaies en quittant l'Euro sur une victoire contre la Bosnie dans un dernier match sans enjeu, 31 à 23, mardi à Trondheim, en Norvège.

Les Bleus avaient perdu toute chance de qualification pour le tour principal en s'inclinant face Portugal et à la Norvège, comme leurs adversaires du jour.

"On a essayé d'être sérieux malgré la déception qui est immense et de montrer une meilleure image. On a voulu finir sur une note un peu positive et prendre un peu de plaisir sur le terrain", a dit Adrien Dipanda.

Les Français ont eu du mal à entrer dans la rencontre (1-4) puis, avec la plupart du temps la jeune génération sur le terrain, Dika Mem, Romain Lagarde, Ludovic Fabregas, ils ont fait facilement la différence.

"La première mi-temps a été compliquée parce que psychologiquement se remettre dedans alors qu'on n'avait plus rien à jouer c'était dur. En deuxième, c'était beaucoup mieux. On a bien resserré la défense, on s'est fait un peu plus plaisir en attaque", a expliqué Valentin Porte, meilleur buteur avec 7 buts.

Les joueurs vont passer une journée ensemble à la Maison du handball à Créteil avant de retourner dans leurs clubs. L'encadrement va lui devoir se mettre très vite à la réflexion en vue du tournoi de qualification olympique, du 16 au 19 avril à Bercy.

"On est moins dans l'émotion mais on y est encore un peu. Il faudra qu'on soit dans un autre environnement. On a prévu de se regrouper à Paris pour ne pas se dire au revoir à l'aéroport comme des sauvages. On a des choses à se dire, il faut pouvoir les entendre", a déclaré le sélectionneur Didier Dinart.

Michaël Guigou, qui jouait son dernier Euro à 37 ans, n'a pas caché qu'il quittait la Norvège avec "un sentiment de gâchis". Mais cet échec n'a pas anéanti sa confiance dans l'avenir. "On sera en France, on sera chez nous. On a de la qualité et on saura trouver les ressources nécessaires pour aller (à Tokyo)".

AFP / Trondheim (Norvège) (AFP) / © 2020 AFP