FFF: Deschamps dénonce le "discours démago" des candidats et soutient Le Graët

Le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a dénoncé "le discours démago" des candidats à la présidence de la Fédération française de football (FFF) Frédéric Thiriez et Michel Moulin, apportant dans un entretien au Figaro son soutien à Noël Le Graët pour une potentielle réélection.

Francois Mori - POOL/AFP

Le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a dénoncé "le discours démago" des candidats à la présidence de la Fédération française de football (FFF) Frédéric Thiriez et Michel Moulin, apportant dans un entretien au Figaro son soutien à Noël Le Graët pour une potentielle réélection.

"Ce n'est un secret pour personne, j'apprécie beaucoup mon président", arrivé à la Fédération en 2011, un an avant la nomination de Deschamps, a expliqué le sélectionneur de l'équipe de France au quotidien. "Il annoncera ou non sa candidature bientôt (sourire). Ce serait une très bonne chose", a-t-il ajouté, alors que l'élection du futur président est prévue pour le 13 mars.

Deschamps est revenu sur les propos des deux candidats actuellement déclarés, l'ancien patron de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez et l'homme d'affaires et ex-conseiller de plusieurs clubs Michel Moulin, tous deux ayant axé leur campagne sur le sauvetage du football amateur qu'ils estiment délaissé.

"C'est un discours démago. Si on analyse la situation avec l'année qui vient de s'écouler, trouvez-moi une discipline sportive qui n'a pas perdu des licenciés en 2020? Que les candidats fassent un bilan aussi avant la pandémie. C'est facile d'avancer ce genre d'arguments", a évacué le champion du monde 1998.

Deschamps a également été invité à réagir aux déclarations polémiques de Michel Moulin sur Karim Benzema, renvoyé devant un tribunal dans l'affaire dite de la "sextape" et éloigné des Bleus par choix du sélectionneur depuis 2015. Michel Moulin avait affirmé au Figaro que Deschamps devait "le faire jouer" si "au-dessus de lui, on lui dit de (le) faire jouer".

"Il y en a qui aiment faire le buzz", a lancé Deschamps. "Ce monsieur aurait dû faire acte de candidature pour le poste de sélectionneur. Comme il a apparemment ses diplômes, il a peut-être une chance de me remplacer. Franchement, ce n'est pas sérieux. Et c'est mal me connaître. Je prends toujours mes décisions en mon âme et conscience, pour le bien de l'équipe de France", a-t-il tranché.

AFP / Paris (AFP) / © 2021 AFP