F1: Todt défend l'accord conclu par la FIA sur la légalité du moteur Ferrari

"Tout a été fait dans la meilleure transparence et gouvernance", assure Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), à propos de l'accord confidentiel conclu avec Ferrari sur la légalité du moteur de l'écurie de F1 en 2019.

Micke FRANSSON - TT NEWS AGENCY/AFP/Archives

"Tout a été fait dans la meilleure transparence et gouvernance", assure Jean Todt, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), à propos de l'accord confidentiel conclu avec Ferrari sur la légalité du moteur de l'écurie de F1 en 2019.

"Nous avons eu un doute sur la conformité avec laquelle ils utilisaient leur moteur qui nous a été confirmé par des équipes concurrentes", a raconté Todt à l'AFP jeudi.

"A partir de là, on a diligenté une enquête extrêmement précise et, pour écarter ce doute pour le futur, on a modifié la règlementation: ce que nous pensons qu'ils ont fait n'est plus possible", affirme le Français.

"Nos techniciens ont gardé un doute qui était contesté par Ferrari et nous étions incapables de démontrer à coup sûr et d'une manière précise" l'absence de légalité, poursuit l'ancien patron de la Scuderia.

"Dans ces conditions, j'avais la possibilité de demander au tribunal d'appel de prendre cette affaire en main, ce qui aurait duré extrêmement longtemps, ou de nous mettre d'accord avec Ferrari sur des sanctions", dit-il.

L'écurie a accepté un accord, en demandant qu'il soit confidentiel, conformément à l'article 4 du règlement disciplinaire et juridictionnel de la FIA, "ce qui n'est pas une pratique exclusive du sport automobile", plaide Todt.

"Nous avons dit: OK pour l'accord confidentiel mais on ne veut pas le cacher, ajoute le dirigeant. Au contraire, on serait demandeurs de ce que cet accord puisse être divulgué complètement."

Mis en cause par les sept écuries non motorisées par Ferrari à l'annonce de cet accord à quelques minutes de la fin des essais hivernaux en février, le président de la FIA estime que "c'est un procès d'intentions", alors que "nous avons été au maximum des possibilités que nous avions de dire ce que nous faisions."

"Il y a un soupçon justifié et un accord qui a été fait avec un préjudice important pour Ferrari mais que nous ne pouvons pas commenter", martèle-t-il.

Plusieurs écuries avaient exprimé en seconde partie de saison dernière des suspicions sur la conformité du groupe propulseur utilisé par la Scuderia, après un gain en vitesse en ligne droite particulièrement visible en qualifications au retour de la trêve estivale.

Avant le Grand Prix du Mexique, Red Bull avait demandé à la FIA et obtenu une clarification sur la mesure du débit de carburant, limité par le règlement, en visant nommément le Cheval Cabré devant les médias.

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