F1: Mercedes veut "garder ses options ouvertes" sur le marché des transferts (Wolff)

Si Mercedes "se concentre sur les discussions avec ses pilotes actuels", l'écurie de Formule 1 entend "garder (ses) options ouvertes" sur le marché des transferts pour 2021, notamment concernant Sebastian Vettel, a précisé son patron Toto Wolff mercredi.

Tolga AKMEN - AFP/Archives

Si Mercedes "se concentre sur les discussions avec ses pilotes actuels", l'écurie de Formule 1 entend "garder (ses) options ouvertes" sur le marché des transferts pour 2021, notamment concernant Sebastian Vettel, a précisé son patron Toto Wolff mercredi.

"Nous devons à un quadruple champion du monde de ne pas lui fermer immédiatement la porte", a affirmé Wolff, à propos de l'Allemand qui quittera Ferrari fin 2020, lors d'une visio-conférence. "Mais nous avons un duo de pilotes (Lewis Hamilton et Valtteri Bottas, ndlr) fantastique et dont je suis très heureux, comme de George (Russell, pilote Mercedes engagé chez Williams, ndlr)."

"Vous ne pouvez jamais savoir. L'un d'entre eux peut décider qu'il ne veut plus courir et d'un coup vous avez une place à pourvoir", a poursuivi celui qui a vécu la retraite surprise de l'Allemand Nico Rosberg fin 2016. "C'est pourquoi nous gardons nos options ouvertes même si, bien sûr, nous nous concentrons sur les discussions avec nos pilotes actuels."

Concernant Hamilton plus précisément, Wolff a indiqué que la renégociation de son contrat pour la saison prochaine n'avait pas débuté pendant le confinement consécutif à la pandémie de coronavirus.

Il a toutefois insisté sur la "confiance" qui le lie au sextuple champion du monde britannique. "C'est pourquoi, quand les courses reprendront, nous allons nous réunir, sortir le contrat des cartons, regarder les durées, les chiffres et les droits et j'espère que nous aurons rapidement quelque chose", a assuré l'Autrichien.

La saison de F1, qui aurait dû débuter mi-mars en Australie, démarrera finalement le 5 juillet en Autriche, pour une série de huit courses en Europe jusqu'à septembre, suivies d'épreuves extra-européennes dont le calendrier n'est pas encore finalisé.

"Ce nouveau calendrier et le coronavirus nous opposent de nouveaux défis, a commenté le dirigeant. La fiabilité sera fondamentale lors des premières courses. Les voitures sortent des containers de retour d'Australie, il n'y a pas beaucoup de temps pour les tester au banc d'essai et il faudra utiliser toutes les séances en piste pour apprendre."

"Un calendrier réduit (par rapport aux 22 courses prévues initialement, ndlr) est un challenge pour tous et je pense que l'équipe qui aura la voiture la plus rapide et la plus fiable remportera le championnat", a-t-il prédit.

- Rumeurs -

Le dirigeant autrichien a également démenti les rumeurs évoquant un désintérêt de Mercedes pour la F1 dans un climat économique plus que morose.

"La direction considère la F1 comme une activité essentielle: nous construisons des voitures de route et des voitures de course, a-t-il affirmé. A cet égard, nous ne la considérons pas simplement comme une plateforme de marketing qui doit générer des revenus, mais comme un exercice essentiel. Il y a un transfert de technologies entre la route et la F1 et ceci n'est pas critiqué au sein de Daimler, même si nous discutons de toutes nos activités et investissements chaque année."

"Je pense que nous sommes juste la cible de quelqu'un qui veut des gros titres et susciter des clics", a-t-il martelé.

Quant à sa propre position, qui a fait l'objet de nombreuses rumeurs récemment, Wolff a assuré qu'il avait une "excellente relation de travail et même une amitié" avec le patron du groupe Daimler Ola Källenius.

Son investissement dans Aston Martin, qui revient en F1 en tant qu'écurie l'an prochain, est uniquement "financier", dit-il aussi. "Mes fonctions exécutives restent inchangées. Je suis chez Mercedes, je suis le team principal et un actionnaire. C'est sûr que, faute d'actualité, Aston Martin a fait des remous mais je me projette avec Mercedes. J'ai l'intention de rester ici."

Quand à sa place précise au sein de l'organigramme, Wolff admet qu'elle est "en discussion alors même que nous parlons".

"Nous sommes en plein processus d'élaboration de notre avenir commun, a-t-il expliqué. Et donc je ne veux pas m'en tenir à une formulation particulière, que ce soit team principal ou directeur général... Cela n'a aucune importance et, pour être honnête, je n'ai pas encore pris de décision parce que nous n'avons même pas commencé à courir."

Star de la marque à l'étoile, Lewis Hamilton a plusieurs fois rappelé que son avenir chez Mercedes était étroitement lié à celui de Wolff, avec qui il a glané cinq titres chez les pilotes et six chez les constructeurs depuis 2014.

AFP / Paris (AFP) / © 2020 AFP