Euroligue: Spanoulis, le "Kobe Bryant du basket européen"

C'est un monument que les joueurs de Villeurbanne affrontent mardi en Euroligue: Vassilis Spanoulis, l'arrière grec de l’Olympiakos, est le meilleur marqueur et meilleur passeur de l'histoire de la compétition-reine du basket européen.

ANGELOS TZORTZINIS - AFP/Archives

C'est un monument que les joueurs de Villeurbanne affrontent mardi en Euroligue: Vassilis Spanoulis, l'arrière grec de l’Olympiakos, est le meilleur marqueur et meilleur passeur de l'histoire de la compétition-reine du basket européen.

"Spanoulis est une légende, il est en Europe ce qu'était Kobe (Bryant) pour la NBA. Il est le meilleur depuis de nombreuses années", admire Giannis Antetokounmpo, MVP (meilleur joueur) des deux dernières saisons en NBA.

Antetokounmpo, désormais joueur-vedette des Milwaukee Bucks et de la ligue la plus relevée de la planète, connaît bien Spanoulis pour l'avoir cotoyé à l'Olympiakos avant de s'envoler pour les Etats-Unis.

"Nous parlons de plein de choses ensemble. C'est toujours bien de parler avec Giannis, car il adore le basket", explique à l'AFP Spanoulis qui, avant d'affronter l'Asvel, a marqué 4.375 points et distillé 1.564 passes décisives en Euroligue.

Le secret de sa réussite ? "Beaucoup de travail, la discipline, la conscience de soi, le respect et des sacrifices", confie-t-il.

Au cours de ses dix saisons à l'Olympiakos, Spanoulis a offert au club du Pirée qu'il a rejoint en 2010 deux couronnes européennes (2012, 2013), en plus de son sacre en 2009 avec le "Pana" (Panathinaikos Athènes), et quatre titres de champion de Grèce.

"Je n'ai jamais songé à faire autre chose que du basket. Je suis tombé amoureux de ce sport dès la première minute", explique l'arrière d'1,93 m qui a touché son premier ballon orange à l'école primaire "quand tous les autres garçons jouaient au foot".

- "Kill Bill" -

"Enfant, je pratiquais d'autres sports comme le foot, la natation et même le karaté, mais le basket, c'est ce que j'aimais le plus", rappelle-t-il.

Le meneur vedette de l'Olympiacos Vassilis Spanoulis au marquage de Jordan Taylor (ASVEL) lors d'un match de l'Euroligue à Villeurbanne, le 4 octobre 2019

Le meneur vedette de l'Olympiacos Vassilis Spanoulis au marquage de Jordan Taylor (ASVEL) lors d'un match de l'Euroligue à Villeurbanne, le 4 octobre 2019

ROMAIN LAFABREGUE - AFP/Archives

Baptisé "Kill Bill" par les supporters de l'Olympiakos, Spanoulis a débuté sa carrière professionnelle à l'âge de 17 ans au Gymnastikos dans sa ville natale de Larissa, au nord de la Grèce.

"Ce qui comptait le plus pour moi, c'était mon amour pour le basket et pour ma famille. Car ma famille croyait en moi et m'a permis de faire ce que j'aimais le plus: jouer au basket", admet le vice-champion du monde 2006 et champion d'Europe 2005 avec la Grèce.

Son talent l'a conduit ensuite vers Maroussi (2001-05), puis vers le Panathinaïkos (2005-06 et 2007-10), avant son seul --et retentissant-- échec: un très court séjour en NBA avec les Houston Rockets, en 2006-07, et enfin vers l'Olympiakos.

"Je ne peux pas dire quel moment a été le plus remarquable dans ma carrière. (Mais) mon séjour en NBA n'a pas été la meilleure des expériences, (même si) j'ai travaillé plus que jamais là-bas", résume Spanoulis.

- Echec en NBA -

Le Grec, arrivé à 24 ans à Houston, n'a en effet disputé que 31 matches sous le maillot des Rockets pour des moyennes faméliques de 8,8 minutes et 2,7 points par match, car il n'entrait pas dans le système de jeu du coach de la franchise texane Jeff Van Gundy, qui l'a vite laissé repartir au Panathinaïkos dès 2007.

Le meneur de l'Olympiakos Vassilis Spanoulis tente un dribble sur le Barcelonais Tomas Satoransky en Euroliague, le 26 février 2016

Le meneur de l'Olympiakos Vassilis Spanoulis tente un dribble sur le Barcelonais Tomas Satoransky en Euroliague, le 26 février 2016

JOSEP LAGO - AFP/Archives

Aujourd'hui Spanoulis pense-t-il à la retraite ? "Bien-sûr, j'y ai pensé. J'ai 38 ans et je vais sur mes 39 ans, ce sera sûrement pour bientôt. Ce que je ferai, je n'en sais rien encore. J'aimerais continuer à faire quelque chose en lien avec le basket".

Même si tout n'est pas parfait dans sa vie de basketteur. "Il y a beaucoup de déceptions et d'échecs parfois, mais j'essaie toujours de trouver un moyen de dépasser çà".

Et s'il décide d'arrêter de jouer, il trouvera chez lui ses plus grandes fans, sa femme Olympia Chosponidou, Miss Grèce 2006, et ses six enfants.

Par Lou ECONOMOPOULOS / Athènes (AFP) / © 2021 AFP