Estelle Mossely: boxer aux côtés de Yoka, "cela nous rappelle les JO"

Plus de quatre mois après la naissance de son 2e enfant, la championne olympique 2016 Estelle Mossely effectue son retour sur les rings contre une autre Française, Aurélie Froment, vendredi à Paris, et partage l'affiche avec Tony Yoka, une première chez les pros pour le couple en or de Rio 2016.

FRANCK FIFE - AFP/Archives

Plus de quatre mois après la naissance de son 2e enfant, la championne olympique 2016 Estelle Mossely effectue son retour sur les rings contre une autre Française, Aurélie Froment, vendredi à Paris, et partage l'affiche avec Tony Yoka, une première chez les pros pour le couple en or de Rio 2016.

Q: Comment s'est passée la reprise de l'entraînement après votre accouchement?

R: "C'était beaucoup plus simple que la première grossesse parce que je me suis entraînée jusqu'à sept mois de grossesse. Les premiers jours, j'ai cru que je n'allais jamais réussir à reprendre, mais au bout d'une semaine-dix jours, les automatismes sont vite revenus et la préparation s'est très bien passée, sans accroc et sans blessure, ce qui fait que je suis prête pour les 8 rounds. J'ai eu deux mois de préparation avec en plus un suivi médical parce que c'était tout proche de l'accouchement."

Q: Quel est l'objectif pour ce combat de rentrée?

R: "C'est un combat pour réamorcer les choses. L'idée c'est de défendre à nouveau ma ceinture mondiale ensuite (IBO poids légers qu'elle détient depuis juin 2019, NDLR). Il ne fallait pas prendre trop de risques, mais il ne fallait pas non plus faire un combat déséquilibré. Aurélie Froment est la bonne boxeuse pour ce combat de reprise, dans la catégorie au-dessus puisque, du fait de ma grossesse, je ne pouvais pas me permettre de perdre énormément de kilos en peu de temps."

Q: Est-ce un plus de combattre durant la même réunion que Tony Yoka?

R: "Cela nous rappelle les JO 2016 mais dans un autre univers, celui des professionnels. Être dans la même soirée, cela a facilité les choses pour nous organiser puisque l'on a la même équipe, les mêmes entraîneurs. La préparation, on l'a faite tous les deux, on a vu les efforts de chacun, donc on s'attend à gagner tous les deux."

Par Keyvan NARAGHI / Nanterre (AFP) / © 2020 AFP