Décès tragique de Louis Fajfrowski : les parents hésitent à inscrire leurs enfants au rugby

Rugby
PASCAL PAVANI / AFP

Après la mort tragique de Louis Fajfrowski, décédé à la suite d'un match amical, certains parents hésitent à inscrire leurs enfants au rugby lors de la prochaine rentrée sportive. 

Les obsèques de Louis Fajfrowski ont lieu ce vendredi à l’église de Fabrègues dans l’Hérault, d’où il est originaire. Ce jeune rugbyman de 21 ans est décédé la semaine dernière à la suite d’un choc lors d’un match amical. Une tragédie qui a fait naître une vive émotion dans le monde du sport mais qui a aussi engendré une hésitation chez certains parents à inscrire leurs enfants à cette activité sportive.

Violent, brutal, rude… Les adjectifs synonymiques pour décrire le rugby ne manquent pas quand on observe la discipline de loin sans la connaître réellement. Mais pour Frédéric Voulat, préparateur physique, ce sport au ballon ovale n’est pas violent par nature : "La violence intervient dans un contexte qui n’est pas codifié. Or, le rugby l’est complètement et protège le joueur le plus possible. Il y a des règles évolutives chaque année pour que le joueur soit en sécurité. Donc le mot violent n’est pas adapté » explique-t-il, en ajoutant « par contre, c’est un sport de contact et il peut y avoir des risques".

Rémi Doutre, rugbyman au club de Saint-Gaudens, partage la même opinion. Pour lui, les sportifs doivent surtout apprendre à laisser leur fierté aux vestiaires : "Je pense que les joueurs sont mal informés. On a l’habitude de dire que le rugby c’est un "sport d’homme", qu’il faut s’imposer et ne pas se plaindre. Par conséquent, un joueur qui a mal, il a tendance à ne pas le dire… Il faut apprendre aux joueurs à ne pas être dans le défi permanent".

La réputation du rugby n’est pas sans conséquence : en un an, le sport a perdu 16 500 licenciés.

Propos recueillis par Jimmy Duclos

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