Coupe du monde 2018 : l'Uruguay s'impose face à l'Égypte au bout du suspense

L'Uruguay d'Edinson Cavani s'est imposé (1-0) face à l'Égypte, privée de Mo. Salah, ce vendredi, lors du deuxième match de la Coupe du monde 2018, à Iekaterinbourg (Russie).

Thumbnail

Longtemps indécise, la rencontre de Coupe du monde opposant l'Uruguay et l'Égypte a finalement basculé en toute fin de match ce vendredi à Iekaterinbourg (Russie), lorsque le solide défenseur uruguayen de l'Atlético, José Gimenez, a donné la victoire à son pays d'un coup de tête imparable (90e).

La Céleste rejoint la Russie en tête du groupe A avec 3 points, mais doit toutefois se contenter de la 2e place en raison d'une différence de buts inférieure.

Suarez vendange, Cavani touche du bois

Comme on pouvait s'y attendre, ce match Égypte-Uruguay a été rude, avec une belle bataille dans l'entre-jeu mais la logique aura finalement été respectée. Durant les 90 minutes, les coéquipiers d'un David Suarez maladroit se sont pourtant heurtés à une vaillante équipe égyptienne, privée de sa star Mohamed Salah, pas encore remis de sa blessure à l'épaule contractée lors de la finale de la Ligue des champions face au Real Madrid. Les pharaons, dirigés par le rigoureux Argentin Hector Cuper, n'ont vraiment pas démérité et n'ont jamais renoncé à jouer les rares fois où ils avaient le ballon. Mais en l'absence du meilleur joueur de la Premier League, les offensives dans le camp uruguayen restaient imitées. Notons tout de même deux occasions franches, une par mi-temps. La première fut l'œuvre de Mahmoud Hassan "Trezeguet" - surnommé ainsi pour une ressemblance discutable avec l'ancien buteur des Bleus - d'une frappe en pivot un peu trop écrasée (12e). La seconde, plus puissante et menaçante cette fois, par l'intermédiaire d'Ahmed Fathi (72e). Une frappe bien captée toutefois par Fernando Muslera.

En face, le duo d'attaque très attendu Suarez-Cavani a connu des fortunes diverses. Le premier cité a beaucoup vendangé et a connu un déchet technique inhabituel. Dès la 24e minute, l'attaquant du Barça ratait ainsi l'immanquable à quelques mètres du but en reprenant de volée, de l'intérieur du pied, un ballon au deuxième poteau, consécutif à un corner. Sa reprise trop molle s'en allant mourir au ras du poteau en effleurant les filets, provoquant une clameur dans tout le stade, où chaque spectateur avait cru au but. Au retour des vestiaires, sur un caviar de Cavani, "El pistolero" résistait à Hegazy mais échouait cette fois face au portier égyptien, auteur d'une parade décisive (47e). Les mêmes protagonistes se retrouvaient pour une énième occasion à la 72e minute avec un nouveau service parfait de Cavani pour Suarez et une nouvelle sortie impeccable d'El Shenawy, dans les pieds de l'attaquant.

À l'inverse de son compère de l'attaque, Cavani - bien qu'il n'ait pas marqué - a été très en vue notamment dans le jeu, ne ménageant pas ses efforts comme à son habitude. Une prestation aboutie qui aurait pu (dû) être récompensée par un but si le poteau en avait décidé autrement sur un superbe coup-franc (88e), dans une position qui rappelait étonnamment son but inscrit face à l'OM au Vélodrome, en octobre dernier. Finalement, le rôle du sauveur de la patrie est revenu au défenseur Gimenez qui d'un coup de casque parfait au point de penalty crucifiait l'Égypte (89e), au bout du suspens.