C1 de hand: le rêve s'évapore pour Paris et Nantes

Sale journée pour les clubs français: après le PSG, vaincu par l'outsider danois Aalborg, Nantes s'est à son tour incliné en demi-finale de la Ligue des champions de handball, devant le FC Barcelone, samedi à Cologne, en Allemagne.

Ina Fassbender - AFP

Sale journée pour les clubs français: après le PSG, vaincu par l'outsider danois Aalborg, Nantes s'est à son tour incliné en demi-finale de la Ligue des champions de handball, devant le FC Barcelone, samedi à Cologne, en Allemagne.

La finale de la C1 donnera donc lieu dimanche (18h00) à un choc des extrêmes entre l'ogre catalan, en quête d'un dixième titre record, et Aalborg, présent pour la première fois au Final Four. Et non pas à un duel 100% français, comme il y a trois ans lorsque Montpellier l'avait emporté en finale devant Nantes pour s'adjuger la Coupe pour la deuxième fois. Le MHB reste la seule équipe hexagonale à être allée au bout.

Dans la Lanxess Arena, clairsemée en raison de la pandémie de Covid-19 (près d'un millier de spectateurs), le FC Barcelone a fait respecter la hiérarchie (31-26), chose n'ayant rien de systématique dans un format de compétition jalonné de surprises depuis sa première édition en 2010.

La performance d'Aalborg devant le Paris SG (35-33) l'a encore démontré. Emmené par son demi-centre suédois Felix Claar (9 buts), le club scandinave a renversé la situation dans le dernier quart d'heure. Pour la cinquième fois en six ans, le club parisien subit un échec au Final Four et devra attendre encore un an de plus pour espérer remporter enfin le trophée.

Le champion de France ne peut s'en prendre qu'à lui-même et aux espaces laissés aux attaquants scandinaves, Claar bien sûr mais aussi René Antonsen (5 buts) ou Henrik Mollgaard (4 buts), ancien arrière gauche du PSG.

"On a manqué de rigueur et de discipline dans notre jeu. L'intensité était là, mais la rigueur et l'intensité étaient du côté d'Aalborg dans cette deuxième période. Ils sont restés sereins, ils ont pris l'avantage et tout leur a réussi à un moment où à l'inverse ça ne nous réussissait pas", a résumé Nedim Remili, meilleur buteur parisien (7).

L'équipe de la capitale a mené au score pendant plus de 45 minutes et a pris jusqu'à 5 longueurs d'avance en seconde période (21-16). Mais la future équipe de l'arrière danois Mikkel Hansen (6 buts sur pénalty) a trouvé les ressources pour inverser la tendance grâce à son jeu rapide et des artificiers de haut vol. Les gardiens du PSG Vincent Gérard et Yann Genty n'ont, eux, pas su être décisifs.

"Je n'ai plus de cheveux à perdre et aujourd'hui j'ai pris dix ou quinze ans! Mais je suis tellement fier", a savouré le coach d'Aalborg Stefan Madsen.

Pour convertir le rêve en réalité, son escouade devra réaliser un nouvel exploit dimanche, face au Barça qui a su se montrer solide devant Nantes. Les Blaugrana menaient 15-13 à la pause, comme le PSG, mais ils n'ont pas craqué.

Après la victoire surprise du club scandinave devant le PSG, Nantes a livré une belle résistance devant Barcelone et sa colonie française (Mem 5 buts, Fabregas 3, Nguessan 3, Sorhaindo) qui ont toutefois eu le dernier mot.

- Perez de Vargas décisif -

Le gardien de Barcelone, Gonzalo Perez de Vargas, détourne un tir du pivot de Nantes, Théo Monar, en demi-finale de la Ligue des champions, à Cologne, le 12 juin 2021

Le gardien de Barcelone, Gonzalo Perez de Vargas, détourne un tir du pivot de Nantes, Théo Monar, en demi-finale de la Ligue des champions, à Cologne, le 12 juin 2021

Ina Fassbender - AFP

Le club de Loire-Atlantique, qui avait écarté deux grosses cylindrées, Veszprem et Kielce, lors des tours précédents, a cédé dans le dernier quart d'heure. Les Blaugrana ont notamment pu compter sur un bon Gonzalo Perez de Vargas dans la cage.

"On n'a pas été au niveau. Il fallait être au-dessus face au Barça. C'est une équipe qui t'attend sur ce que tu sais faire. Et on n'a pas su trouver les solutions par rapport à leur défense", a estimé l'entraîneur espagnol de Nantes Alberto Entrerrios, dont le frère Raul évolue au Barça.

Pour sa dernière saison, le demi-centre espagnol de 40 ans a l'occasion de finir en beauté en décrochant une première Coupe d'Europe avec les Blaugrana depuis 2015.

De son côté, Aalborg peut devenir le premier club danois à inscrire son nom au palmarès de la compétition.

Par Ludovic LUPPINO / Cologne (Allemagne) (AFP) / © 2021 AFP