Alonso éprouve de "la joie" à la perspective de revenir en F1

L'Espagnol Fernando Alonso, dont le retour en F1 l'an prochain au sein de l'écurie Renault a été annoncé mercredi, fait part de son sentiment de "joie" à la perspective de revenir au plus haut niveau du sport automobile, lors d'un entretien accordé à l'AFP.

JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP/Archives

L'Espagnol Fernando Alonso, dont le retour en F1 l'an prochain au sein de l'écurie Renault a été annoncé mercredi, fait part de son sentiment de "joie" à la perspective de revenir au plus haut niveau du sport automobile, lors d'un entretien accordé à l'AFP.

Q: Quel sentiment éprouvez-vous à l'idée de revenir en F1 après deux ans d'absence ?

R: "Le sentiment est celui de joie. Je me sens très privilégié à l'idée de pouvoir choisir ma propre destinée. J'ai toujours pu choisir de faire ce que je voulais. Je voulais quitter la F1 pour prendre un peu d'air, maintenant je pense que c'est un bon moment pour revenir car je me sens frais et que j'en avais l'opportunité. Quand vous pouvez faire ce que vous aimez, ce que vous voulez, c'est un sentiment de joie."

Q: Vous allez travailler chez Renault avec des gens que vous connaissez de vos précédents passages dans cette écurie. Cela a-t-il joué dans votre choix ?

R: "Je connais bien un certain nombre de gens dont des mécaniciens. Je connais Rémi Taffin qui était mon ingénieur de course (quand Alonso a remporté ses deux titres mondiaux en 2005 et 2006 avec Renault, ndlr) et qui est maintenant responsable des moteurs. Mais la décision a été davantage basée sur l'engagement de Renault en F1 à long terme. Je sais que Renault a beaucoup investi ces deux dernières années dans ses usines en France et en Angleterre. D'avoir un groupe comme Renault derrière un projet est toujours un élément de sécurité."

Q: Espérez-vous que Kimi Räikkönen (qui, à 40 ans révolus, est le plus âgé des pilotes de F1 en activité) restera sur la grille l'an prochain pour ne pas être le doyen ?

R: "En compétition automobile, ce n'est pas l'âge qui compte, c'est le chronomètre. Il y a certes un mouvement vers des pilotes de plus en plus jeunes mais, chez Mercedes par exemple, cela ne serait pas une bonne chose de remplacer Lewis Hamilton par un pilote plus jeune simplement parce qu'il a 35 ans. Aussi longtemps que vous restez en forme et motivé et que vous ne déclinez pas avec l'âge, cela n'est pas important.

Il y aura de nouvelles réglementations et de nouvelles voitures en 2022 et nous ne savons pas encore comment elles se comporteront. Ce qui est important, c'est de resserrer l'écart entre les écuries avec moins de risques de voir une équipe dominer les autres. C'est un facteur important pour la F1 et les pilotes."

Propos recueillis par Jean-Louis DOUBLET.

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