Sur la route des Jeux: Prithika Pavade, du bac aux Championnats de France

A 17 ans, la pongiste Prithika Pavade vise le titre de championne de France ce week-end à Mouilleron-le-Captif (Vendée) pour confirmer une année 2021 riche, marquée en particulier par une première participation inattendue aux Jeux olympiques, à Tokyo.

JUNG Yeon-je - AFP/Archives

A 17 ans, la pongiste Prithika Pavade vise le titre de championne de France ce week-end à Mouilleron-le-Captif (Vendée) pour confirmer une année 2021 riche, marquée en particulier par une première participation inattendue aux Jeux olympiques, à Tokyo.

Jusqu'aux Jeux de Paris en 2024, l'espoir du ping pong français raconte son parcours à l'AFP. Dans ce cinquième épisode, elle évoque les difficultés pour mener de front carrière sportive de haut niveau et études, elle qui a passé les épreuves du baccalauréat avant de se rendre en Vendée.

"C'est ma troisième année à l'Insep (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, basé à Paris, ndlr) et l'avantage d'être ici c'est de pouvoir bien combiner les études et le sport, c'est-à-dire qu'il y a des aménagements pour alléger nos heures de cours et faire en sorte que l'on soit plus efficaces", explique celle qui espère obtenir une mention "très bien" au bac.

"C'est une grosse organisation à l'Insep. On a souvent des DS (devoirs surveillés), des DST (devoirs sur table), des bacs blancs... Ils nous mettent beaucoup d'épreuves blanches pour nous entraîner", poursuit Pavade, qui a opté pour des spécialités "mathématiques" et "Sciences et vie de la Terre" (SVT) en classe de terminale.

"En maths, par exemple, on a énormément travaillé avec des annales du bac. Au final, quand on passe la vraie épreuve, on est bien préparés", détaille la joueuse du Saint-Denis Union Sport 93 (Sdus 93).

La jeune pongiste Prithika Pavade lors des Jeux olympiques de Tokyo, le 2 août 2021

La jeune pongiste Prithika Pavade lors des Jeux olympiques de Tokyo, le 2 août 2021

JUNG Yeon-je - AFP/Archives

"Pour ce qui est du domaine sportif, l'Insep c'est un grand centre et tout (les infrastructures sportives) est à côté. Pour combiner ces deux projets (sport et études), c'est justement un gain de temps."

"Je m'entraîne six jours sur sept, le plus souvent deux fois par jour. C'est sûr qu'il y a des périodes où c'est difficile de se motiver pour travailler tel ou tel cours. Les moments les plus difficiles, c'est quand on part un mois en compétition, en France ou à l'étranger. On n'a plus de cours quotidiens et parfois pendant plusieurs jours d'affilée on ne peut pas travailler de notre côté. C'est dur de se motiver pour reprendre le rythme. Mais j'ai des objectifs dans les deux (sport et études) donc j'arrive à trouver l'énergie pour."

- Révisions "tard" ou "tôt" -

"Quand je m'y remets, j'essaie de le faire de manière efficace en regardant des vidéos qui résument les cours. J'aime bien travailler plus tard ou parfois me lever un peu plus tôt, parce que j'ai l'esprit plus frais."

La Française Pavade Prithika aux Jeux de Tokyo, le 2 août 2021

La Française Pavade Prithika aux Jeux de Tokyo, le 2 août 2021

JUNG Yeon-je - AFP/Archives

"J'ai fait des voeux pour des universités afin d'intégrer une licence, en sciences de la vie ou sciences de la Terre. Cela me permettra d'avoir un bon bagage scientifique et en même temps d'étaler les années (d'études) pour continuer à performer dans mon projet sportif qui va être aussi très important, et même prioritaire dans les années à venir."

"(A l'université) En tant que sportif de haut niveau, on n'a pas le même emploi du temps que les étudiants normaux. Il y a une ou deux demi-journées de cours par semaine."

"(Après le tennis de table) Je ne sais pas exactement quel métier j'ai envie de faire mais j'aimerais bien travailler dans le secteur de l'environnement. Je me laisse du temps."

Propos recueillis par Ludovic LUPPINO

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