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Ski: deuxième en descente à Wengen, Sarrazin "fier" mais "cuit"

"Fier" de sa deuxième place samedi sur la seconde descente de Wengen, soit son troisième podium en trois jours en Suisse, Cyprien Sarrazin est aussi "complètement cuit" et déplore l'enchaînement des courses et la grave chute du Norvégien Aleksander Aamodt Kilde.

Marco BERTORELLO - AFP/Archives

"Fier" de sa deuxième place samedi sur la seconde descente de Wengen, soit son troisième podium en trois jours en Suisse, Cyprien Sarrazin est aussi "complètement cuit" et déplore l'enchaînement des courses et la grave chute du Norvégien Aleksander Aamodt Kilde.

Question: Le Suisse Marco Odermatt vous devance jeudi en descente, vous le dominez vendredi dans le super-G, et il gagne cette descente samedi sur le tracé intégral. Comment s'est passée cette "belle" ?

Réponse: "Ça fait quelque temps que je skie à ce niveau-là, et même si je vous ai fait peur (en prenant une porte dans la tête dans le haut du tracé, NDLR), je savais que ça pouvait arriver. Derrière, +bien bien bien+, jusqu'à ce que physiquement ce soit très dur. Je me suis écrasé sur deux portes, j'ai failli finir comme +Aleks+ Kilde: encore pareil, comme hier (après la grave chute du Français Alexis Pinturault lors du super-G, NDLR): toutes mes pensées sont pour lui. J'ai fini la course en me disant +Arrive en bas+ - pour vous dire l'état du truc. Trois jours de course ici, finir par la plus longue (des deux descentes, NDLR), c'est trop. Beaucoup trop. Et quand on voit qu'un +Aleks+ Kilde, le plus costaud de nous tous, s'écrase comme ça, ce n'est pas normal. On est des machines, OK, mais on reste des humains et il faut penser un peu à nous. Ce n'est pas cool de faire des courses comme ça, je n'ai même pas envie de la regarder parce que je sais qu'il va y avoir des (passages) limites en bas. Je réaliserai plus tard quand je me serai reposé, parce que là je suis complètement cuit, mon genou est explosé complet. Mais je suis quand même très fier de ce que je réalise: une bataille comme ça avec le meilleur skieur du monde, c'est cool."

Q: Vous êtes deuxième de la Coupe du monde de descente, 3e au classement général. Comment appréhendez-vous ce nouveau statut, et les sollicitations qui l'accompagnent, depuis la victoire fin décembre dans la descente de Bormio ?

R: "C'est long, c'est difficile mais j'apprends. J'essaie de perdre le moins d'énergie possible, je m'économise au maximum. Après, ça me fait du bien de vous parler, je débriefe presque dans ma tête avec vous. En trois jours j'ai passé 30-40 minutes dans mon lit, quand normalement c'est 3-4 heures voire plus sur une journée normale. Donc la récupération est beaucoup plus difficile, mais ça fait partie du jeu. Un Marco (Odermatt, NDLR) qui fait ça tous les week-ends depuis deux ou trois ans, pff... (rires)"

Q: En voyant les écarts creusés avec le troisième, l'Italien Dominik Paris, Nils Allègre disait "Il y a les deux extraterrestres devant":

R: "(Les autres descendeurs français) m'ont dit: +Arrêtez de skier aussi vite, on passe pour quoi après, nous ?+ Ce sont des moments où tous les deux, avec Marco, on est peut-être au-dessus, mais après il y en aura peut-être d'autres. J'espère qu'on pousse tout le monde. Faire partie de ce duo-là avec Marco, c'est incroyable pour moi et j'en suis vraiment très fier. Je savoure, même si encore une fois aujourd'hui c'est difficile, avec des chutes comme (celle de Kilde)."

(Propos recueillis en zone mixte)

AFP / Wengen (Suisse) (AFP) / © 2024 AFP

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