Mondial-2022: encore "nouveau" en Bleu, "le plus dur, c'est d'y rester", dit Moussa Diaby à l'AFP

Conscient d'être encore un "nouveau" en équipe de France, Moussa Diaby (8 sélections) reconnait que "le plus dur, c'est d'y rester", à un peu plus de trois mois du Mondial-2022, dans un entretien accordé à l'AFP à la BayArena à Leverkusen, mardi.

FRANCK FIFE - AFP/Archives

Conscient d'être encore un "nouveau" en équipe de France, Moussa Diaby (8 sélections) reconnait que "le plus dur, c'est d'y rester", à un peu plus de trois mois du Mondial-2022, dans un entretien accordé à l'AFP à la BayArena à Leverkusen, mardi.

Après avoir signé "la meilleure saison de (sa) carrière", l'attaquant de Leverkusen aborde la Ligue des champions comme un cadre du Bayer, avant de viser une première participation à la Coupe du monde.

Q: Quel regard portez-vous sur votre saison précédente, avec 13 buts, 10 passes décisives et une 3e place de Bundesliga au final?

R: "Individuellement, je pense que je me suis amélioré sur plusieurs points, mon repli défensif, mais aussi sur mon travail offensif, en étant plus juste devant le but. Je pense que ça a été la meilleure saison de ma carrière, avec beaucoup d'aboutissements. Le travail fourni a fini par se concrétiser dans les matches."

Q: Aviez-vous discuté en début de saison dernière avec votre entraîneur sur le fait de vouloir progresser sur le travail défensif?

R: "Cela devait venir de moi, parce que si ça ne vient pas de moi, personne ne le fera à ma place. Oui, j'en ai discuté avec le coach et aussi quelques joueurs. Il fallait que je m'améliore sur ce point-là. Le travail défensif, ça fait partie du jeu, il fallait que j'ancre ça en moi. Cela rentre petit à petit. Cela fait partie des choses qu'un grand joueur doit avoir. Je dois avoir ce coffre pour faire les allers-retours en défense et en attaque. Je pense l'avoir, ça rentre en moins, je pense que ça s'est vu sur la fin de la saison passée."

Q: Avez-vous dû vous adapter dans votre préparation pour vous améliorer dans ce secteur?

FRANCK FIFE - AFP/Archives

R: "Quand on se replace beaucoup défensivement, ça demande un peu plus de +cardio+, avoir un second souffle rapidement. En travaillant ça ici au club, ça m'a permis de progresser au niveau défensif. Je travaille aussi à la maison le +cardio+ et le renforcement musculaire pour éviter les blessures."

Q: Vous allez redécouvrir la Ligue des champions, mais pour la première fois en tant que titulaire. Qu'attendez-vous de cette phase de groupes?

R: "Je la redécouvre avec Leverkusen, je l'avais déjà jouée auparavant avec le PSG. Là, je vais débuter les matches, à moi de faire en sorte de tirer le groupe vers le haut, donner le meilleur de moi-même pour apporter beaucoup à l'équipe. Je l'aborde dans un rôle différent, j'ai un peu plus de personnalité et l'équipe compte beaucoup sur moi."

Q: Il y a un an, Didier Deschamps faisait appel à vous pour la première fois. Depuis vous avez toujours été appelé. Est-ce que vous pensez avoir un autre statut désormais?

R: "Non, pas du tout. Je pense que je suis encore nouveau dans le groupe. Ça ne fait que un an que j'y suis. En équipe de France, il y a énormément de bons joueurs, donc c'est à moi, quand j'y suis, de travailler comme je le fais ici. Et quand j'ai ma chance, de donner le meilleur de moi-même sur le terrain et apprendre au milieu de grands joueurs. Le plus difficile, c'est d'y rester, pas d'y arriver. Je fais en sorte d'y rester le plus longtemps possible."

Q: Vous avez fait partie de toutes les listes depuis un an. Le Mondial est-il dans un coin de votre tête?

R: "Oui, on y pense forcément. Mais il va d'abord y avoir les matches de Ligue des nations en septembre. Il faudra être dans cette liste, ensuite on verra comment ça se passe pour moi, et pourquoi pas rêver d'être sur la liste pour la Coupe du monde. Pour l'instant, on oublie la liste de la Coupe du monde. Il y a d'abord les matches de Ligue des nations, ensuite en club. Mais oui, comme toujours, j'ai envie d'y être."

Q: Qu'est-ce que cela représenterait pour vous de jouer une Coupe du monde?

R: "Ca serait une grande fierté, j'avais l'habitude de la regarder à la télévision. Si j'y suis, ça voudra dire que j'aurais beaucoup travaillé et que je mériterais d'être là-bas. C'est un rêve, un rêve de gosse de faire une Coupe du monde, surtout que ça serait ma première et j'espère pas ma dernière."

Propos recueillis par Thomas BACH.

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