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Ligue 1: Marco Asensio, horizons nouveaux au PSG

L'ancien "couteau suisse" offensif du Real Madrid, Marco Asensio, arrivé cet été au Paris Saint-Germain, prend ses marques doucement après une blessure en début de saison et pourrait apporter de nouvelles solutions au PSG, en déplacement dimanche à Lens (20h45).

Valentine CHAPUIS - AFP

L'ancien "couteau suisse" offensif du Real Madrid, Marco Asensio, arrivé cet été au Paris Saint-Germain, prend ses marques doucement après une blessure en début de saison et pourrait apporter de nouvelles solutions au PSG, en déplacement dimanche à Lens (20h45).

Avant de se blesser au pied en sélection le 8 septembre, le milieu offensif espagnol (28 ans le 21 janvier), capable de jouer aussi ailier ou avant-centre, avait réalisé un début d'exercice plutôt convaincant avec deux buts et une passe décisive en trois matches.

Revenu dans le groupe fin novembre, celui qui a déjà été victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche en 2019 a eu seulement quelques minutes de jeu en fin d'année (58 minutes en cinq matches).

Pour le premier match de 2024, dimanche en Coupe de France contre Revel, club de sixième division (9-0), le natif de Palma de Majorque, qui a signé pour trois ans à Paris, a joué enfin toute une rencontre.

Mieux encore, il a magnifié la partie grâce à une aile de pigeon décisive pour Kylian Mbappé (16e). Avant de lui-même marquer (43e) après avoir buté plusieurs fois sur le gardien.

Alors que les deux attaquants parisiens, Randal Kolo Muani et Gonçalo Ramos, semblent de moins en moins donner satisfaction au coach Luis Enrique, Marco Asensio a une carte à jouer dans la rotation. Et pourrait marquer des points au poste de N.9.

L'Espagnol Marco Asensio lors du match de Coupe de France entre le Paris SG et l'US Revel, le 7 janvier 2024 à Castres

L'Espagnol Marco Asensio lors du match de Coupe de France entre le Paris SG et l'US Revel, le 7 janvier 2024 à Castres

Valentine CHAPUIS - AFP

"Marco", appelé ainsi en hommage au légendaire buteur néerlandais Van Basten, pourrait mieux correspondre au style du technicien espagnol, connu pour son jeu de passes et qui avait fait de lui un titulaire lors du Mondial-2022 au Qatar (un but) lorsqu'il était sélectionneur de l'équipe d'Espagne.

Interrogé samedi sur l'international espagnol et notamment s'il allait plus jouer 2024 et serait aligné dimanche, Luis Enrique n'a pas souhaité répondre, éludant la question d'un "peut-être, ou peut-être pas".

- Équilibrer le jeu -

Moins rapide et percutant qu'Ousmane Dembélé ou Bradley Barcola, l'ancien du Real Madrid (286 matches, 61 buts) est plus technique et plus à l'aise pour combiner dans les petits espaces. Connu pour sa conduite de balle et ses passes, il pourrait ainsi mieux équilibrer le jeu parisien.

"Asensio peut jouer en faux neuf, sur l'aile, dans le couloir, avoir un profil aussi polyvalent est important, je peux changer au cours d'un même match la manière de jouer sans changer de joueur", confiait Luis Enrique en conférence de presse début novembre, et "il ne perd pas le ballon sous le pressing, c'est quelque chose d'important pour nous".

"C'est un profil différent des autres neuf que l'on a, Randal Kolo Muani et Ramos", complétait l'entraîneur quelques jours après. "Sur le couloir gauche, avec son pied naturel, il peut faire des débordements vers l'extérieur. Il peut aussi ajouter de la supériorité entre les lignes et il propose aussi une option différente en pointe", détaillait Luis Enrique, qui fait de la polyvalence de ses joueurs une priorité.

Asensio a aussi les qualités pour casser les lignes et lancer en profondeur ses coéquipiers, et en premier lieu Kylian Mbappé.

- Connexion avec Mbappé -

Les deux joueurs semblent avoir un profil complémentaire, là où la connexion entre la star française, repositionnée en pointe depuis novembre, et "RKM" ou Ramos n'est pas fluide depuis le début de la saison.

Le gaucher a d'ailleurs livré ses trois passes décisives sous les couleurs parisiennes au N.7.

En dehors du terrain, l'Espagnol est décrit comme "très pro", avec une "grande classe", et "toujours souriant", selon une source interne au club, ajoutant qu'il "sait gagner une Ligue des champions", qu'il a remportée trois fois avec le Real Madrid.

Lors du match aller contre Lens (3-1) le 26 août, le Majorquin avait ouvert le score d'un joli but. Le meilleur moyen pour continuer de faire sa place pleinement avant les grandes échéances de février en Ligue des champions sera de récidiver dimanche soir à Bollaert.

Ce match pourrait "pourrait être une très bonne manière de se tester" pour ses joueurs, selon Luis Enrique car il "comporte tous les ingrédients dont peut rêver une équipe de haut niveau", "c'est un adversaire presque imbattable à domicile, une équipe qui fait du pressing, qui ne donne pas beaucoup de temps pour réfléchir".

Par Alice LEFEBVRE / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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