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Le Tour d'Italie des Français: entre renaissance, révélation et petite déception

Julian Alaphilippe, en pleine renaissance, et la révélation Valentin Paret-Peintre ont animé le Tour d'Italie que les Français ont terminé dimanche avec trois victoires d'étape et la neuvième place au général de Romain Bardet qui espérait sans doute mieux.

Luca Bettini - AFP

Julian Alaphilippe, en pleine renaissance, et la révélation Valentin Paret-Peintre ont animé le Tour d'Italie que les Français ont terminé dimanche avec trois victoires d'étape et la neuvième place au général de Romain Bardet qui espérait sans doute mieux.

Alaphilippe, le retour du roi

Après deux ans de galère et onze mois sans victoire, l'ancien double champion du monde s'est offert une belle renaissance en Italie en gagnant la 12e étape. Et quelle victoire ! Parti dans une échappée suicide avec le modeste Italien Mirko Maestri, avec lequel il allait nouer une "bromance" dans ce Giro jusqu'à lui livrer un maillot dédicacé dans un carton à pizza, "Alaf" s'est payé un raid à la Pogacar.

Au-delà de la victoire, le Français est parti à l'attaque presque tous les jours et a animé d'innombrables échappées, au point d'être élu super combatif du Giro. "J'ai vraiment apprécié mon premier Giro, a-t-il dit. J'ai retrouvé un niveau qui me permet de me faire plaisir et je suis allé chercher une belle victoire. Ca a été long, mais le travail a payé."

De quoi le retrouver en juillet sur les routes du Tour de France ? Remco Evenepoel milite en ce sens et le patron de l'équipe Soudal-Quick Step Patrick Lefevere n'a pas complètement fermé la porte. Alaphilippe, lui, est resté évasif et, après avoir terminé le Giro malade, n'a qu'une envie dans l'immédiat: "récupérer".

La révélation Paret-Peintre

Le Français Valentin Paret-Peintre, victorieux de la 10e étape du Giro, le 14 mai 2024 entre Pompei et Cusano Mutri

Le Français Valentin Paret-Peintre, victorieux de la 10e étape du Giro, le 14 mai 2024 entre Pompei et Cusano Mutri

Luca Bettini - AFP

Un an après son frère aîné Aurélien, Valentin Paret-Peintre, 23 ans, a gagné à son tour une étape du Giro et avec la manière au sommet du Bocca della Selva. Il a ensuite confirmé ses qualités de grimpeur en dépannant son leader Ben O'Connor samedi dans le Monte Grappa pour prendre la deuxième place de l'étape derrière Pogacar.

"C'est vraiment un bon Giro pour moi. On peut dire que ma saison est déjà réussie", a souligné le Savoyard qui, avec sa 16e place, finit deuxième Français du Giro derrière Romain Bardet.

L'exploit de "VPP" a une nouvelle fois mis dans la lumière son équipe Décathlon-AG2R La Mondiale qui compte déjà 23 victoires en cinq mois cette saison, dont celle aussi de l'Italien Andrea Vendrame sur ce Giro, contre neuf sur toute l'année dernière, alors que Ben O'Connor finit quatrième du général. Un bilan exceptionnel, récompensé par la victoire au classement des équipes du Tour d'Italie, loin devant les armadas d'Ineos et d'UAE.

Bardet, moins bien qu'espéré

Le grimpeur auvergnat, très en jambes au printemps, visait haut sur ce Giro avec possiblement un podium et surtout une victoire d'étape pour compléter sa collection sur les trois grands Tours. Au final, le coureur de DSM, monstre de régularité dans les courses par étapes, a décroché une deuxième place lors de la 10e étape et une quatrième lors de l'étape-reine. Il termine neuvième au général, son huitième Top 10 en seize participations à un grand Tour.

"Plus les années passent, moins c’est facile. J'ai eu des beaux moments et des moments beaucoup plus difficiles", a commenté le Français qui a été malade en début et en fin de Giro, ce qui ne l'a pas aidé. Plusieurs fois, il a tenté un coup de poker comme mercredi vers le Passa Brocon. Mais il n'a pas obtenu le bon de sortie espéré, étouffé par le rythme effréné d'UAE et la voracité de Pogacar.

C'était peut-être, à 33 ans, son dernier Giro puisqu'il pourrait arrêter à la fin de la saison.

Benjamin Thomas, la mise en bouche avant les JO

Premier vainqueur d'étape français sur ce Giro au cinquième jour à Lucques, Benjamin Thomas a aussi délivré son équipe Cofidis qui courrait toujours après son premier succès de la saison. Une belle revanche pour le Tarnais de 29 ans qui était passé très près d'une victoire sur le Tour de France à Carcassonne en 2022.

"Un truc de fou", a-t-il commenté après la plus belle victoire de sa carrière sur route, lui qui est surtout connu pour ses talents sur la piste. Quintuple champion du monde, médaillé de bronze aux JO de Tokyo, il est l'une des principales chances de médaille d'or dans deux mois à Paris.

Sur le Giro, il a fini par abandonner, malade, tout comme Christophe Laporte, diminué par une chute lors de l'étape gagnée par Thomas à Lucques.

AFP / Rome (AFP) / © 2024 AFP

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