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JO-2026: la fin du jeu de piste pour bobsleigh, luge et skeleton

A deux ans des JO-2026, les pilotes de bobsleigh, luge et skeleton vont enfin être fixés: le site retenu pour leurs compétitions doit être dévoilé au plus tard mercredi, épilogue d'un feuilleton qui a pris une tournure politique en Italie et dont l’issue pourrait déplaire au Comité international olympique (CIO).

Marco BERTORELLO - AFP/Archives

A deux ans des JO-2026, les pilotes de bobsleigh, luge et skeleton vont enfin être fixés: le site retenu pour leurs compétitions doit être dévoilé au plus tard mercredi, épilogue d'un feuilleton qui a pris une tournure politique en Italie et dont l’issue pourrait déplaire au Comité international olympique (CIO).

Cortina, Cesana ou l'étranger ? Comme ils s'y sont engagés auprès du CIO, les organisateurs des JO-2026 de Milan-Cortina (6-22 février 2026) ont jusqu'au 31 janvier pour clore un dossier qui a singulièrement écorné leur image.

Cette annonce pourrait avoir lieu lors du conseil d'administration du comité d'organisation Milan Cortina 2026 prévue mardi dans la capitale lombarde.

A moins que le gouvernement italien ne vende la mèche dès lundi. Car dans ce dossier qui a connu de nombreux rebondissements, le comité d'organisation n'a plus vraiment les mains libres.

L'Américain Jonathan Eric Gustafson lors d'une étape de Coupe du monde de luge le 20 novembre 2021 à Yanqing (Chine)

L'Américain Jonathan Eric Gustafson lors d'une étape de Coupe du monde de luge le 20 novembre 2021 à Yanqing (Chine)

WANG Zhao - AFP

En octobre dernier, les organisateurs avaient pourtant annoncé très officiellement durant la 141e session du CIO à Bombay, que, faute de piste en Italie, ils allaient déplacer hors du pays les épreuves de bobsleigh, luge et skeleton, du jamais vu dans l'histoire des JO d'hiver.

Mais désireux d'éviter ce qu'il considère comme un camouflet alors qu'il a mis le "Made in Italy" au centre de son action, le gouvernement ultra-conservateur de Giorgia Meloni a repris la main sur le dossier en décembre. Le vice-Premier ministre et ministre des Transports Matteo Salvini a relancé la construction d'une piste à Cortina, comme initialement prévu lorsque la candidature italienne avait été retenue en juin 2019.

Ce projet avait été abandonné en 2023 en raison de son coût et faute d'entreprises ayant répondu à l'appel d'offres.

- 82 M d'euros -

Un nouvel appel d'offres a été lancé fin décembre par la Simico, la société chargée de la livraison des infrastructures olympiques pour les JO-2026, pour une version dite "light" d'une nouvelle piste à Cortina, sur le site où avaient eu lieu les épreuves de bobsleigh des JO-1956.

Et cette fois, un candidat s'est déclaré: le géant italien du BTP Pizzarotti est prêt à relever le défi de construire d'ici mars 2025 et pour un coût de 81,6 millions d'euros.

La piste de bobsleigh, luge et skeleton des JO-2006 de Turin photographiée le 26 octobre 2023 à Cesana Pariol

La piste de bobsleigh, luge et skeleton des JO-2006 de Turin photographiée le 26 octobre 2023 à Cesana Pariol

MARCO BERTORELLO - AFP/Archives

S'il existe officiellement encore trois scénarios pour organiser les épreuves de glisse --Cortina avec une piste à construire, Cesana, dans le Piémont, en rénovant la piste construite pour les JO-2006 de Turin et en sommeil depuis, une piste en fonctionnement à l'étranger, en Suisse ou Autriche voisines--, c'est, à moins d'un improbable retournement de situation, l'option Cortina, la plus coûteuse et risquée si près de l'échéance, qui devrait être retenue.

"Les Jeux olympiques de Milan-Cortina doivent être des Jeux olympiques italiens, la piste de bob doit être à Cortina", a encore martelé M. Salvini le mois dernier.

Reste à savoir quelle sera la réaction du CIO.

L'instance olympique plaide en effet, pour éviter la construction d'équipements onéreux à édifier et plus encore à entretenir, surtout quand ils ne correspondent guère aux besoins locaux, pour la délocalisation à l'étranger des épreuves de glisse.

Christophe Dubi, le directeur exécutif des Jeux, l'a encore répété en marge des Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de Gangwon, en Corée du Sud.

"Notre position est sans équivoque, a-t-il expliqué: depuis le début, nous pensons que la construction d'une piste est un dossier complexe, en termes de coût, de réutilisation et de calendrier. Nous sommes partisans de l'utilisation d'une piste déjà existante" à l'étranger.

Par Jérôme RASETTI / Rome (AFP) / © 2024 AFP

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