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JO-2024/Hand: Cléopâtre Darleux abat la dernière carte de son jeu

Revenue in extremis en équipe de France de hand après avoir soigné une commotion cérébrale pendant 13 mois, la gardienne Cléopâtre Darleux joue son va-tout lors des deux matches de préparation contre la Norvège, jeudi et samedi à Pau, pour arracher un billet pour les Jeux olympiques.

Fred TANNEAU - AFP

Revenue in extremis en équipe de France de hand après avoir soigné une commotion cérébrale pendant 13 mois, la gardienne Cléopâtre Darleux joue son va-tout lors des deux matches de préparation contre la Norvège, jeudi et samedi à Pau, pour arracher un billet pour les Jeux olympiques.

De trois (Cléopâtre Darleux, Laura Glauser et Hatadou Sako), le nombre de gardiennes retenues pour Paris va passer à deux, plus une réserviste, après l'étape paloise.

Glauser et Sako ont été sacrées championnes du monde en décembre au Danemark en l'absence de Darleux, titulaire lors du titre olympique à Tokyo en 2021.

La présence dans le groupe élargi de la gardienne de 35 ans, qui a retrouvé la compétition début mars avec Brest, est un premier pari réussi.

"C'était vraiment mon objectif depuis le début où j'ai eu cette blessure, expliquait-elle à l'AFP la semaine dernière lors du stage de Capbreton (Landes). C'est ce qui m'a fait tenir, je n'ai pas lâché malgré les difficultés, malgré le fait que je ne trouvais pas forcément de solution" pour guérir de sa commotion cérébrale.

"J'ai vraiment tout essayé, différentes thérapies", raconte Darleux, que cette commotion "a fait grandir".

"On relativise énormément car là c'était une question de santé, ce n'était pas une blessure quelconque, ça pouvait vraiment avoir un impact dans ma vie de tous les jours", ajoute-t-elle.

- Forte concurrence -

Trois mois après le titre mondial glané par ses coéquipières qui l'a "titillée" - "depuis ce jour-là, j'ai encore plus bossé pour pouvoir revenir", dit-elle - Darleux a repris du service à Brest sans se "prendre la tête", et refait surface dans l'esprit du sélectionneur Olivier Krumbholz.

"Je pense qu'entre ce qu'il a vu et ce que j'ai pu lui dire, ça a peut-être fait pencher la balance et au vu des objectifs de l'équipe, de la pression, de mon expérience, cela a peut-être joué" dans sa sélection, estime-t-elle.

Le sélectionneur tricolore, qui a trouvé la gardienne "en grande forme physique, sans aucune appréhension dans le but" en début de préparation, a rappelé que "les Jeux sont une compétition pour des gardiennes d'expérience".

Pour le choix des deux titulaires, le suspense demeure selon lui.

"Je les regarde, elles ont toutes les trois des qualités, elles sont toutes les trois explosives. C'est peut-être sur ce poste-là que ça travaille le mieux et le plus", insiste Krumbholz.

"Elles sont vraiment très sérieuses, Amandine (Leynaud, entraîneure des gardiennes) les fait beaucoup travailler et après arrivera l'heure des choix. Il y en aura une qui ne sera pas dans les 14 (retenues), mais est-ce qu'elle rentrera ? Il peut y avoir des rotations ensuite" après blessure.

Et un espoir de voir Paris pour décrocher une nouvelle médaille d'or. "On ne peut pas se cacher, assure Darleux. L'équipe performe, on est championne olympique en titre, championne du monde en titre (...) On sait qu'on peut le faire, on connaît nos qualités, on a une équipe avec un groupe complet et très compétitif". Dont trois gardiennes à la lutte.

Par Raphaël PERRY / Pau (AFP) / © 2024 AFP

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