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F1: derrière Verstappen et Red Bull, quelle hiérarchie pour 2024 ?

A l'aube d'une saison où Red Bull et son champion Max Verstappen s'affichent comme la référence du plateau 2024 de Formule 1, derrière, qui des écuries Ferrari, Mercedes et consorts tirera son épingle du jeu pour se hisser au rang de "meilleure des autres" ?

Andrej ISAKOVIC - AFP

A l'aube d'une saison où Red Bull et son champion Max Verstappen s'affichent comme la référence du plateau 2024 de Formule 1, derrière, qui des écuries Ferrari, Mercedes et consorts tirera son épingle du jeu pour se hisser au rang de "meilleure des autres" ?

Sur le tracé de Sakhir à Bahreïn, théâtre de la manche inaugurale de la saison qui livrera samedi un premier verdict, Ferrari s'est montrée particulièrement véloce lors des essais de pré-saison.

"Je crois pouvoir dire que nous sommes partis du bon pied, ne serait-ce qu'en regardant nos propres performances", s'est félicité le patron français de la Scuderia, Frédéric Vasseur, à l'aube de sa deuxième saison à la tête de la légendaire écurie.

Arrivée sur l'île du Golfe avec une SF-24 à "95% nouvelle" par rapport à l'an dernier, l'équipe au Cheval cabré, troisième force du plateau en 2023, semble désormais être en mesure de limiter la dégradation des pneus qui gangrénait jusque-là ses courses.

La Ferrari du pilote espagnol Carlos Sainz Jr, lors des essais de pré-saison de Formule 1 à Bahreïn, le 23 février 2024

La Ferrari du pilote espagnol Carlos Sainz Jr, lors des essais de pré-saison de Formule 1 à Bahreïn, le 23 février 2024

Andrej ISAKOVIC - AFP/Archives

"En termes de +maniabilité+, la voiture est aussi bien meilleure que l'année dernière", savoure Charles Leclerc. Suffisant pour contrarier Red Bull ? "Ma première impression est que Red Bull a encore une bonne longueur d'avance", tempère le Monégasque.

- McLaren "loin de Ferrari" -

Comme Ferrari avec qui elle a lutté jusqu’au bout pour le titre de vice-championne 2023, Mercedes a elle aussi fait peau neuve pour 2024.

Plusieurs équipes ont opté pour un changement en profondeur de leur monoplace avant l'arrivée en 2026 d'un nouveau règlement technique.

Ainsi, la voiture "2025 ne sera probablement pas entièrement nouvelle", explique le directeur technique de Mercedes, James Allison, et ce, "afin d'avoir la puissance de feu nécessaire pour concevoir" celle de 2026, dans le cadre du respect du plafond budgétaire.

Avec sa nouvelle W15, Mercedes avance avec un optimisme prudent mais espère enfin être de retour sur la bonne voie après deux saisons de souffrance.

Le pilote Mercedes, le Britannique Lewis Hamilton, lors des essais de pré-saison de Formule 1 à Bahreïn, le 24 février 2024

Le pilote Mercedes, le Britannique Lewis Hamilton, lors des essais de pré-saison de Formule 1 à Bahreïn, le 24 février 2024

Andrej ISAKOVIC - AFP/Archives

Si, dans le garage de l'octuple championne du monde, on s'est satisfait de ces trois jours de tests, "du travail reste encore à faire", selon Lewis Hamilton, qui disputera sa douzième -et dernière- saison avec Mercedes avant de rejoindre Ferrari l'an prochain. "Mais nous disposons d'une excellente base sur laquelle travailler", assure-t-il aussi.

Selon certains spécialistes et commentateurs, la W15 pourrait avoir le potentiel pour lutter face à Ferrari dans le peloton de tête derrière Red Bull. Quand d'autres voient McLaren lui passer devant.

McLaren justement, qui - bien qu'ayant fait face à quelques problèmes mécaniques à Bahreïn-, se porte bien mieux qu'il y a un an. Portée par un regain de performances depuis l'été 2023, l'équipe anglaise, 4e du championnat l'an dernier, a placé quasi-systématiquement ses deux pilotes Lando Norris et Oscar Piastri dans le Top 10 lors des essais.

Toutefois, tempère Norris, "nous sommes encore très loin de Red Bull et loin de Ferrari".

- "Lutte serrée" -

Le pilote de F1 britannique de l'écurie McLaren, Lando Norris, lors des essais de pré-saison à Bahreïn, le 23 février 2024

Le pilote de F1 britannique de l'écurie McLaren, Lando Norris, lors des essais de pré-saison à Bahreïn, le 23 février 2024

Andrej ISAKOVIC - AFP

Quant à Aston Martin, impressionnante lors des essais l'an dernier et durant toute la première partie de la saison, l'écurie britannique s'est fait plus discrète cette semaine -il faut rappeler que certains peuvent cacher leur jeu lors des essais. Pour l'heure, difficile de dire où se situe réellement l'écurie, 5e force du plateau en 2023.

"Tout le monde a fait un pas en avant cette année, nous voyons que les concepts et les idées sont plus ou moins les mêmes pour tout le monde maintenant, la lutte risque d'être serrée et très intense", promet déjà son pilote Fernando Alonso.

En effet, la stabilité du règlement, en vigueur depuis 2022, a permis aux équipes de converger vers des concepts plus ou moins similaires. Plusieurs ont étrenné à Bahreïn une monoplace qui ressemble au design des dernières Red Bull qui, elle, a fait le pari de s'en éloigner pour tenir la concurrence à bonne distance.

Dans la deuxième partie du classement, AlphaTauri, devenue cette année Racing Bulls, a démontré une étonnante forme lors des essais. L'écurie petite soeur de Red Bull, 8e au classement constructeurs en 2023, a opéré un renforcement des liens avec la championne du monde.

La Formule 1 de l'écurie français Alpine, pilotée par Esteban Ocon, lors des essais de pré-saison à Bahreïn, le 23 février 2024

La Formule 1 de l'écurie français Alpine, pilotée par Esteban Ocon, lors des essais de pré-saison à Bahreïn, le 23 février 2024

Andrej ISAKOVIC - AFP/Archives

De quoi inquiéter Alpine, décevante 6e du général l'an dernier ? Pour la cuvée 2024, l'équipe française est partie d'une page blanche pour concevoir sa nouvelle A524, un pari que ses pilotes normands Esteban Ocon et Pierre Gasly espèrent gagnant.

Par Hélène DAUSCHY / Sakhir (Bahreïn) (AFP) / © 2024 AFP

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