Euroligue: Monaco et l'Asvel, les moyens de leurs ambitions

Les deux budgets les plus conséquents de l'histoire du championnat de France, Monaco (20,7 M EUR) et Lyon Villeurbanne (15,7 M EUR), comptent franchir un cap en Euroligue qui reprend jeudi: se hisser dans le dernier carré pour l'ASM, atteindre enfin les play-offs pour l'Asvel.

JEAN-PHILIPPE KSIAZEK - AFP/Archives

Les deux budgets les plus conséquents de l'histoire du championnat de France, Monaco (20,7 M EUR) et Lyon Villeurbanne (15,7 M EUR), comptent franchir un cap en Euroligue qui reprend jeudi: se hisser dans le dernier carré pour l'ASM, atteindre enfin les play-offs pour l'Asvel.

Tombés aux portes du Final Four au printemps, les Monégasques sous pavillon russe, ont encore renforcé leur armada, en plus d'avoir prolongé leur star américaine Mike James ainsi que leurs deux "Don" dans la raquette Donatas Motiejunas et Donta Hall.

"On veut s'améliorer par rapport à la saison dernière", projette logiquement Mike James. "Quand tu participes à l'Euroligue, c'est pour parvenir au Final Four et jouer pour le titre. Mais aller au Final Four n'est pas un trophée! Même si ce serait quelque chose de positif."

D'autant que la dernière fois qu'un club du championnat de France a atteint le dernier carré, c'était il y a un quart de siècle, en 1997 avec Villeurbanne, l'un des deux seuls clubs de l'Hexagone avec Limoges (1990, 1993 et 1995) à avoir disputé un Final 4.

Pour les imiter, le club, propriété depuis janvier du patron russe de Fedcom Alexei Fedorychev, a chipé à l'Asvel le MVP des finales de l'Elite Elie Okobo, qui se partagera les postes 1 et 2 avec Mike James.

- "Plus d'expérience" -

Moins clinquantes, les arrivées de l'intérieur shooter Jaron Blossomgame, nommé dans le cinq majeur de l'Eurocoupe la saison passée avec Ulm, et de John Brown, auteur du record d'interceptions de la compétition sur une saison avec Kazan (69, lors du dernier exercice) promettent également.

"On a ajouté plus d'expérience que la saison passée, estime Mike James. Avant il y avait beaucoup de joueurs qui découvraient l'Euroligue et même qui découvraient l'Europe."

Le basketteur français de Lyon-Villeurbanne, Nando De Colo, durant le match entre Villeurbanne et Bourg-en-Bresse à l'Astroballe le 1er octobre, lors de la 3e journée du championnat

Le basketteur français de Lyon-Villeurbanne, Nando De Colo, durant le match entre Villeurbanne et Bourg-en-Bresse à l'Astroballe le 1er octobre, lors de la 3e journée du championnat

JEAN-PHILIPPE KSIAZEK - AFP/Archives

Villeurbanne a fait de même et mise sur l'expérience avec les recrutements de Nando De Colo et Joffrey Lauvergne pour suppléer au départ ces dernières saisons des Tricolores Elie Okobo, Moustapha Fall et Guerschon Yabusele.

Cerveau des Bleus, en manque criant de sa créativité à l'Euro, De Colo, double vainqueur de l'Euroligue avec le CSKA Moscou (2016 et 2019), doit montrer la voie à Villeurbanne pour retrouver le chemin des play-offs pour la première fois depuis 2001.

La formule reste inchangée par rapport au dernier exercice et il faudra de nouveau se hisser parmi les huit premiers de saison régulière après des matches allers-retours entre les 18 clubs.

- L'Efes Istanbul vise le triplé -

La mise à l'écart des clubs russes en raison de l'invasion de l'Ukraine, ouvre des places même si leurs joueurs ont souvent renforcé la concurrence. Le CSKA Moscou, qui disposait d'une licence permanente, ou le Zenit Saint-Petersbourg, invité ces dernières années, ont été remplacés par Valence et le Partizan Belgrade, bénéficiaires de wild cards.

Double tenant du titre, l'Efes Istanbul est en quête d'un triplé inédit depuis plus de trente ans (Split, 1989-1991). L'équipe dirigée par Ergin Ataman a conservé ses stars Shane Larkin et Vasilije Micic, et s'est même renforcé de l'ailier américain Will Clyburn, MVP du Final Four 2019 quand il avait été sacré avec le CSKA Moscou.

Finaliste, le Real Madrid a toujours un visage français -Fabien Causeur, Guerschon Yabusele et Vincent Poirier sont restés– comme de favoris. Si Thomas Heurtel est parti (et a signé chez les Russes du Zenit Saint-Petersbourg), Petr Cornelie (2,11 m) a débarqué faisant de la raquette merengue l'une des plus dissuasives d'Europe avec Poirier (2,13 m) et Walter Tavares (2,20 m). Le secteur extérieur a aussi été bonifié par le Bosnien Dzanan Musa.

Il faudra aussi compter sur Barcelone qui retrouve à la baguette le talentueux tchèque Tomas Satoransky après six saisons en NBA.

AFP / Paris (AFP) / © 2022 AFP