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Euroligue: Monaco déjà face à un mur pour débuter la phase retour

Monaco, 5e de l'Euroligue après la phase aller, reste en course pour l'objectif annoncé d'une place dans le Top 4, mais devra pour cela bien gérer ses deux prochains déplacements, contre le Maccabi Tel Aviv mardi à Belgrade et l'Olympiakos jeudi à Athènes.

Valery HACHE - AFP/Archives

Monaco, 5e de l'Euroligue après la phase aller, reste en course pour l'objectif annoncé d'une place dans le Top 4, mais devra pour cela bien gérer ses deux prochains déplacements, contre le Maccabi Tel Aviv mardi à Belgrade et l'Olympiakos jeudi à Athènes.

L'an dernier à cette période, Monaco comptait une victoire de plus (11 contre 10). Mais la dynamique était moins bonne. Après avoir remporté neuf matches en 12 rencontres, l'équipe de Sasa Obradovic avait calé, avant de se reprendre sur la phase retour.

"On avait très bien débuté, se souvient l'entraîneur serbe. Cette saison, ça a été plus compliqué. On est entré doucement dans la compétition. Notre maturation est plus lente."

Pourtant, pour une fois dans son histoire récente, Monaco a gardé la même ossature à l'intersaison. "Oui, mais il y a eu le Mondial, avec des retours dans des états de forme physiques et mentaux disparates (Motiejunas, Okobo, Tarpey, Ouattara, NDLR)", analyse Obradovic. "Il a aussi fallu progressivement intégrer Kemba (Walker) et les recrues (Tarpey, Jaiteh, Cornelie, NDLR). Enfin, la blessure de Jordan Loyd est préjudiciable."

Opéré du dos durant l'été, le MVP des finales du championnat de France 2023, élément majeur du système Obradovic, n'a disputé que cinq rencontres d'Euroligue.

- Mike James au top -

De nouveau arrêté en décembre pour ménager son dos, Loyd, qui, avec Mike James, avait porté Monaco lors des play-offs européens la saison passée, a juste repris l'entraînement. "Il nous manque et sera important dans le futur", assure Obradovic.

En attendant, le coach monégasque compte sur une relation sans nuage avec Mike James, sa star. "Une relation saine, dans le dialogue", précise ce dernier.

Le meneur de Monaco Mike James, aligné dans l'équipe Monde,  monte au lay-up avant d'être élu MVP du All Star Game à l'Arena de Paris, le 30 décembre 2023

Le meneur de Monaco Mike James, aligné dans l'équipe Monde, monte au lay-up avant d'être élu MVP du All Star Game à l'Arena de Paris, le 30 décembre 2023

Bertrand GUAY - AFP/Archives

Devenu 3e meilleur marqueur de l'histoire de l'Euroligue, le meneur de 33 ans est dans une forme éblouissante, qu'il a encore démontrée samedi lors du All-Star Game du championnat de France dont il a été élu MVP.

Meilleur marqueur (19,8 points/match de moyenne), meilleur passeur (4,9 passes), meilleur rebondeur (4,5 rebonds) monégasque, il est aussi le joueur le plus utilisé de l'effectif, avec près de 31 minutes par rencontre.

Unanimement reconnu pour son esprit positif et son jeu altruiste, il n'est plus le même que par le passé, même s'il s'en défend. "Je suis en paix avec moi-même, heureux de ce que je suis", expliquait-il récemment à l'AFP. "Je me sers de mon expérience de vie afin d'offrir une version améliorée de moi."

Tout ne repose pourtant pas uniquement sur lui. Quadruple All-star NBA au genou gauche défaillant, Kemba Walker a été le transfert-sensation de l'été. Son arrivée interrogeait aussi quant à sa place dans le collectif par rapport à James. Mais les deux hommes, qui s'apprécient, ont répondu et évoluent de concert.

- En progrès -

James aime leurs "discussions profondes". Walker est, lui, au service du collectif, et impliqué dans un processus de renforcement physique qui porte ses fruits.

Après la dernière victoire contre Barcelone, entre les fêtes (91-71), Obradovic l'a d'ailleurs valorisé: "Kemba a été productif offensivement, mais aussi défensivement. Il maîtrise les principes de jeu défensif et les applique, ce que beaucoup d'Américains ne comprennent pas. Il est très positif et donne beaucoup d'énergie."

Les Monégasques Terry Tarpey (22) et Petr Cornelie protègent leur possession contre Gabriel Deck du Real, le 16 novembre 2023 à Madrid

Les Monégasques Terry Tarpey (22) et Petr Cornelie protègent leur possession contre Gabriel Deck du Real, le 16 novembre 2023 à Madrid

Thomas COEX - AFP/Archives

Comme le jeune Matthew Strazel intègre progressivement la rotation, comme Petr Cornelie devient consistant et comme les combattants Jaron Blossomgame et John Brown, +rookies+ la saison dernière, sont à leur meilleur niveau, Monaco progresse.

"J'aurais apprécié deux ou trois victoires de plus, mais, pour l'instant, je suis satisfait, soutient Obradovic. L'atmosphère est bonne. On est sur le bon chemin. Tout est entre nos mains pour accomplir nos grands objectifs."

Le Serbe n'est toutefois pas dupe. Les deux prochains déplacements, à Belgrade où le Maccabi Tel Aviv reçoit désormais, et à Athènes contre l'Olympiakos, "deux concurrents directs", seront essentiels pour demeurer compétitif dans l'Euroligue "la plus compétitive de l'histoire".

Par Christophe BELLEUDI / Monaco (AFP) / © 2024 AFP

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