Dopage: le sprinteur Amaury Golitin suspendu provisoirement

Le sprinteur français Amaury Golitin, membre du relais 4x100 m aux JO de Tokyo, fait l'objet d'une suspension provisoire pour avoir falsifié un document justifiant un +no-show+ (absence inattendue) lors d'un contrôle antidopage, a-t-on appris mardi de source ayant connaissance du dossier.

Sergei GAPON - AFP/Archives

Le sprinteur français Amaury Golitin, membre du relais 4x100 m aux JO de Tokyo, fait l'objet d'une suspension provisoire pour avoir falsifié un document justifiant un +no-show+ (absence inattendue) lors d'un contrôle antidopage, a-t-on appris mardi de source ayant connaissance du dossier.

Sa notification lui a été remise par des agents de l'Agence française antidopage (AFLD) "il y a quelques jours", alors qu'il a participé samedi au meeting de Paris où il a terminé 5e du 200m, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien.

Il ne pourra donc pas participer aux Championnats de France prévus ce week-end à Caen.

Le sprinteur aurait fourni à l'AFLD un faux document pour justifier un +no-show+ lors d'un contrôle en 2021, une violation des règles antidopage passible de quatre ans de suspension.

Contacté par l'AFP, Amaury Golitin n'a pas souhaité s'exprimer.

Golitin avait déjà fait parler de lui récemment. Auditionné en décembre dernier par la commission des sanctions de la Fédération française d'athlétisme (FFA), il avait écopé de six mois d'interdiction de participer à des compétitions organisées par la FFA, dont quatre avec sursis, notamment pour un "comportement irrespectueux" en équipe de France.

L'athlète de 25 ans était notamment accusé d'avoir participé à la mauvaise ambiance du collectif, qui s'était retourné contre l'entraîneur principal du relais, éliminé dès les demi-finales du 4x100 m.

Après avoir quitté l'Insep pour les Etats-Unis en décembre, il s'est illustré cette saison en améliorant son record personnel sur 200 m, porté à 20 sec 25. Hormis Christophe Lemaitre, aucun Français n'était allé aussi vite sur le demi-tour de piste depuis Jean-Charles Trouabal en 1993.

Les athlètes présents dans le groupe cible de la Fédération internationale ou de leur agence antidopage nationale doivent communiquer leur adresse et leurs lieux d'entraînements et de compétition à leur autorité antidopage. Ils doivent aussi préciser via un logiciel spécifique un lieu et un créneau de 60 minutes pour chaque jour où ils seront disponibles pour un contrôle.

Si un contrôleur ne les trouve pas sur ce créneau, c'est le "no show". Une localisation oubliée ou trop imprécise est également sanctionnable.

AFP / Paris (AFP) / © 2022 AFP