single.php

Athlétisme: à Glasgow, des Mondiaux en salle pour se jauger à cinq mois des JO

A cinq mois des Jeux olympiques, les grands noms de l'athlétisme se retrouvent pour trois jours à partir de vendredi à Glasgow pour les championnats du monde en salle, où les stars présentes viennent se jauger avant le grand rendez-vous estival.

Sam Wasson - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

A cinq mois des Jeux olympiques, les grands noms de l'athlétisme se retrouvent pour trois jours à partir de vendredi à Glasgow pour les championnats du monde en salle, où les stars présentes viennent se jauger avant le grand rendez-vous estival.

Noah Lyles, Femke Bol, Grant Holloway, Mondo Duplantis, Karsten Warholm... Pas moins de treize champions du monde titrés l'été dernier (hors relais) font le déplacement en Ecosse, une densité rarement vue sur des championnats en salle parfois zappés par les athlètes.

C'est moins le cas en cette année olympique, où un grand championnat est l'occasion pour les athlètes de se mesurer à la concurrence, de valider les cycles d'entraînement de l'hiver et de décrocher les médailles qui manquent à leur palmarès.

Triple champion du monde l'été dernier (100, 200 m, 4 x 100 mètres), Noah Lyles sera l'une des grandes attractions en Ecosse, où il participera à 26 ans à ses premiers mondiaux en salle.

Le sprinteur américain a tellement progressé sur ses départs -son point faible jusque là- qu'il a retranché près d'un dixième à son record personnel sur 60 mètres cet hiver et figure en tête des bilans mondiaux sur la distance, juste devant son compatriote et recordman du monde Christian Coleman, lui aussi très attendu à Glasgow.

Le duel entre les deux Américains promet d'être spectaculaire. Ils ont déjà couru l'un contre l'autre lors des championnats des Etats-Unis mi-février et la confrontation avait alors tourné de justesse à l'avantage de Lyles (7 sec 43 contre 7 sec 44, les deux meilleures performances mondiales de l'hiver).

"On est les meilleurs du monde. On va faire en sorte que tout le monde sache qui sont les vrais champions du monde", avait alors réagi Noah Lyles, qui rêve de d'or olympique à Paris cet été.

Champion du monde en salle en 2018, Coleman avait laissé filé la victoire en 2022 en Serbie, devancé par le champion olympique du 100 mètres Marcell Jacobs.

La Néerlandaise Femke Bol lors de la course durant laquelle elle a battu son propre record du monde du 400 mètres en salle, le 18 février 2024 à Apeldoorn

La Néerlandaise Femke Bol lors de la course durant laquelle elle a battu son propre record du monde du 400 mètres en salle, le 18 février 2024 à Apeldoorn

Iris van den Broek - ANP/AFP

L'Italien fait cette année l'impasse sur la saison hivernale, tout comme d'autres habitués des championnats en salle (Jakob Ingebrigtsen, Yulimar Rojas, Keely Hodgkinson) qui préfèrent cette année se focaliser uniquement sur les Jeux.

- Holloway, Bol, Duplantis... et des records ? -

Sur sprint long, la Néerlandaise Femke Bol part en immense favorite sur le 400 mètres, elle qui a battu mi-février son propre record du monde de la discipline en salle (49 sec 24).

La spécialiste du 400 mètres haies l'été vient chercher à Glasgow sa première victoire sur des Mondiaux en salle, la seule compétition internationale (hors JO) où elle n'a pas gagné.

Peu de suspense aussi du côté du 60 mètres haies, où le showman américain Grant Holloway semble imbattable. Invaincu depuis 10 ans sur cette distance, le hurdleur est plus rapide que jamais cet hiver et a lui aussi amélioré son propre record du monde il y a deux semaines (7 sec 27).

La Bahaméenne Devynne Charlton lorsqu'elle a établi un nouveau record du monde du 60 mètres haies, le 11 février 2024 à New York

La Bahaméenne Devynne Charlton lorsqu'elle a établi un nouveau record du monde du 60 mètres haies, le 11 février 2024 à New York

AL BELLO - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Chez les femmes, le record du monde du 60 mètres haies, qui datait de 2008, est également tombé en février mais elles sont deux à l'avoir abaissé d'un centième pour le porter à 7 sec 67 : la Bahaméenne Devynne Charlton a réalisé l'exploit le 11 février et a été égalée cinq jours plus tard par l'Américaine Tia Jones.

Le duel entre les deux nouvelles stars n'aura toutefois pas lieu à Glasgow. Si Charlton sera bien du voyage en Ecosse, Jones s'est légèrement blessée quelques heures après avoir égalé le record du monde et ne fera donc pas partie de la sélection américaine.

Parmi les autres disciplines à suivre: le 400 mètres masculin, avec la surprise Karsten Warholm qui y effectuera à Glasgow sa première course de l'hiver, et le concours du saut à la perche, qui devrait être une nouvelle fois la chasse gardée de Mondo Duplantis.

Le Suédois, recordman du monde de la discipline avec 6,23 m, figure en tête des bilans mondiaux cet hiver avec son saut à 6,02 m la semaine dernière à Clermont-Ferrand. Derrière, six autres athlètes ont franchi 5 m 90 ou plus depuis le début de l'année.

Par Valentine GRAVELEAU / Glasgow (AFP) / © 2024 AFP

L'info en continu
18H
17H
16H
14H
13H
12H
11H
09H
07H
23H
Revenir
au direct

À Suivre
/