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XV de France: battre l'Irlande pour tourner la page du Mondial

Trois mois après l'élimination en quarts de finale de "sa" Coupe du monde jouée à domicile, le XV de France affronte dans un esprit de reconquête l'Irlande, autre bête blessée du Mondial-2023, vendredi à Marseille en ouverture du Tournoi des six nations 2024.

Nicolas TUCAT - AFP

Trois mois après l'élimination en quarts de finale de "sa" Coupe du monde jouée à domicile, le XV de France affronte dans un esprit de reconquête l'Irlande, autre bête blessée du Mondial-2023, vendredi à Marseille en ouverture du Tournoi des six nations 2024.

Si le souvenir douloureux de la défaite face aux Sud-Africains reste vivace, ne parlez pas de révolution à Marcoussis: les Bleus ont certes en partie remanié leur staff (Patrick Arlettaz est désormais en charge de l'attaque, Laurent Sempéré de la conquête et Nicolas Jeanjean a été promu directeur de la performance) mais ils n'ont pas tout changé.

"On a conservé ce qui fait la force de cette équipe", a assuré le sélectionneur Fabien Galthié, précisant n'avoir changé que "des petits détails sur la défense, l'attaque... pour rendre la méthode encore plus performante."

Côté joueurs, un changement important néanmoins: la vedette Antoine Dupont, tourné vers l'épreuve de rugby à VII des Jeux olympiques 2024 à Paris, est suppléée dans son rôle de capitaine par son ami de longue date, le troisième ligne Grégory Alldritt (La Rochelle), et dans celui de demi de mêlée par son habituel N.2 Maxime Lucu (Bordeaux-Bègles).

Et, si Anthony Jelonch (genou), Romain Ntamack (genou), Thibaud Flament (pied), Sipili Falatea (genou), Melvyn Jaminet (béquille) ou Emmanuel Meafou (genou) sont absents, le centre Gaël Fickou, l'ailier Damian Penaud, le troisième ligne Charles Ollivon, l'ouvreur Matthieu Jalibert ou le pilier Cyril Baille sont bien là.

- "On repart de zéro" -

Dix des quinze titulaires battus par les Springboks (29-28) le 15 octobre débuteront ainsi la rencontre au Vélodrome face au XV du Trèfle, auteur du Grand Chelem l'an passé mais écarté une nouvelle fois dès les quarts de finale du Mondial, par les All Blacks.

Sur la route du Mondial-2027 en Australie, ce match contre les N.2 mondiaux, qui n'ont plus gagné en France depuis 2018, doit servir à "tourner la page" du Mondial, selon l'arrière Thomas Ramos.

"Si on bat l'Irlande, qu'on fait un bon Tournoi, on nous parlera aussi un peu moins de la Coupe du monde", a ajouté le Toulousain.

"On repart de zéro et on a envie de montrer qu'on méritait mieux", a renchéri le deuxième ligne Romain Taofifenua.

En 2020, au sortir du Mondial japonais, déjà terminé dès les quarts, les Bleus avaient ouvert le mandat de leur nouveau sélectionneur Fabien Galthié par une victoire de prestige devant l'Angleterre (24-17) vice-championne du monde.

Ils ambitionnent de débuter ce nouveau chapitre de l'ère Galthié avec un succès tout aussi retentissant face à des Irlandais qui veulent aussi mettre derrière eux la désillusion du Mondial.

- L'Irlande avec ses armes -

Le XV du Trèfle est en reconstruction après le départ à la retraite de son totem Jonathan Sexton (38 ans, 118 sélections) et une pluie de forfaits (Mack Hansen, Ross Byrne, Dave Kilcoyne...).

Les joueurs irlandais lors d'une séance d'entraînement de veille de match au stade Vélodrome à Marseille, le 1er février 2024

Les joueurs irlandais lors d'une séance d'entraînement de veille de match au stade Vélodrome à Marseille, le 1er février 2024

Nicolas TUCAT - AFP

Malgré tout, les coéquipiers du nouveau patron Peter O'Mahony (34 ans, 101 sél.) devraient continuer de s'appuyer sur ce qui fait leur force depuis de nombreuses années: une discipline d'airain, un jeu offensif millimétré, une agressivité redoutable autour des rucks...

"On connaît l'équipe d'Irlande, ça fait très longtemps qu'ils sont sur les mêmes circuits, sur les mêmes animations (...) Ils ont cet atout de décliner en club et en équipe nationale leur façon de jouer, leur façon de sentir les déséquilibres, avec une formation très bien huilée", analyse Patrick Arlettaz.

"On ne pense pas qu'il y aura une révolution. Il y aura une évolution, fatalement, parce que ce ne sont pas les mêmes joueurs, pas avec la même expérience non plus mais on s'attend à une philosophie de jeu très similaire à ce qu'ils proposaient avant", a ajouté l'ancien coach de Perpignan, avant ce match aux allures de rachat pour les deux équipes.

 

AFP / Marseille (AFP) / © 2024 AFP

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