Vivre à la campagne : rêve ou cauchemar ?

Photo d'illustration ©PASCAL PAVANI - AFP
Vivre à la campagne, un rêve pour une majorité de Français.

Le bonheur n’est pas que dans le pré, il est aussi dans le village ! Et vous, qu'en pensez-vous ? Vivre à la campagne, est-ce synonyme d'enfer ou de paradis ? Sud Radio ouvre le débat avec Véronique Jacquier ! Avec Arnaud Cabelguenne, pharmacien à Lectoure, dans le Gers, qui a quitté Toulouse pour aller vivre dans la campagne.

Vivre à la campagne ? C’est un idéal pour 81% des Français, selon une récente étude. Mais en réalité, est-ce vraiment un rêve, ou cela peut-il tourner au cauchemar ? Depuis 20 ans, ce sont pas moins de 2 millions de Français qui ont quitté la ville pour aller vivre dans une petite commune. Dans quoi s’incarne le rêve des néo ruraux ? Dans le fait d’avoir une grande maison, un potager, un quotidien moins stressant…

Un enfer pour certains

Pour autant, pour certains, la vie à la campagne peut aussi devenir un enfer, au point de décider de retourner en ville au bout quelques années. En cause : l’isolement, la famille qui vient moins, les amis, mais aussi l’absence d’anonymat : à la campagne, on vit sous le regard des autres.

Mais il existe aussi de vrais miracles économiques au coeur de la campagne, avec des communes qui se bougent, comme sur le plateau des mille vaches, où la mairie a racheté la station service, l’épicerie, créé une maison médicale, passé un contrat avec la Poste pour avoir un bureau tenu par un employé municipal. Résultat :  57 habitants gagnés en quatre ans, et 50 enfants à l’école. Dans le Gers, 47 communes se décarcassent pour faciliter l’installation de néo ruraux, notamment via le télétravail. 

Amener ce que la ville vous a donné

Arnaud Cabelguenne, pharmacien à Lectoure, dans le Gers, peut en témoigner. Il a habité des années à Paris avec son épouse, avant de rejoindre Toulouse, puis le Gers. "Nous sommes des anciens de la campagne montés à Paris comme beaucoup, explique-t-il. Puis nous avons fait le pari du grand sud à la quarantaine et visé à nouveau une ville. Ça a coincé, et nous nous sommes dit qu’il fallait aller au bout de notre rêve. On s’est dit 'et si on changeait de vie ?'. Ce que l’on est venu chercher, c’est reprendre le cours de notre vie, échapper à l’enfer urbain." 

Pour autant, Arnaud Cabelguenne n’oppose pas les deux mondes. "À un moment de la vie, on monte à la ville ; à un autre, on ouvre de nouvelles portes. À la campagne, on ne se croise plus, on se rencontre pour de vrai. Mais il faut aussi que les urbains s’intègrent. Et si ça marche, c’est parce que l’on a aussi amené ce que nous a donné la ville."

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Retrouvez "L'info en vérité" avec Véronique Jacquier, Cécile de Ménibus et Patrick Roger du lundi au vendredi à 9h15 sur Sud Radio.

 

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