Vague de chaleur : l’inquiétude aux urgences après trois mois de grève

Attention aux fortes chaleurs à partir de lundi prochain : les températures pourraient atteindre les 40 degrés mercredi dans le Sud et l'Est du pays. Même la nuit, le thermomètre ne descendra pas sous la barre des 20 degrés

 

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Le thermomètre va s'affoler sur l'Hexagone à partir de lundi : Météo France prévoit des températures très élevées, jusqu'à 40°C et avertit qu'il fera très chaud une partie de la semaine, en particulier dans l'est du pays. L'institut met en garde contre un "risque de canicule élevé". Colère, appréhension : en pleine crise aux urgences, le personnel craint une situation ingérable et plusieurs jours chaotiques dans leurs services.

Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et porte-parole de l’Amuf, l'Association des médecins urgentistes de France, appréhende cette vague de chaleur : "C'est une situation de catastrophe. Manque de personnel, manque de lits... Pour être clair : il y aura des morts". 

 Donc nous aurons de nouveau des personnes âgées sur des brancards et des personnes âgées qui vont mourir sur des brancards de manière inadmissible

Le délégué CGT poursuit : "Aucune mesure concrète n'a été prise dans les Ehpad pour réellement pouvoir conserver ces patients dans ces structures. Les hôpitaux ferment des lits pour que les personnels puissent partir en vacances. Comme il n'y a pas de personne en réserve, on sera dans une situation encore pire que celle que l'on connaît aujourd'hui, appréhende-t-il. Donc nous aurons de nouveau des personnes âgées sur des brancards et des personnes âgées qui vont mourir sur des brancards de manière inadmissible. La ministre et le gouvernement ne prennent pas en compte la gravité de la situation."

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a de son côté assuré mardi lors de la traditionnelle "préparation de la période estivale" mettre "tout en oeuvre pour qu'il n'y ait pas de trous" dans les plannings en cas de canicule cet été. Face notamment aux représentants des hôpitaux, la ministre a demandé que chacun "démontre comment il va participer à cet énorme effort de prévention, de façon à éviter des passages aux urgences (qui) sont déjà sous tension."