Un an après, les Gilets Jaunes de Carcassonne toujours en colère

Jean-François Barnaba, animateur de l’un des deux groupes de Gilets Jaunes de Carcassonne, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 15 novembre. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Les Gilets Jaunes, un an après.

Quelles sont les nouvelles des ronds-points ? Les Gilets Jaunes de Carcassonne sont toujours autant en colère, un an après le début du mouvement.

 

Un mouvement qui s'est politisé

"C’est une occupation ponctuelle, pas un mouvement généralisé. Il y a encore des gens, très minoritaires, qui étaient là au début et qui le sont encore, détaille Jean-François Barnaba, animateur de l’un des deux groupes de Gilets Jaunes de Carcassonne. Ce magnifique mouvement d’unité nationale a été préempté au fil du temps par l’extrême-gauche, les Zadistes, les libertaires. C’est un constat. Du coup, on n'est plus du tout dans l’esprit rassembleur initial".

De mouvement citoyen, est-on passé à un mouvement politisé ? "C’était un mouvement qui rassemblait les Français, avec une très grande diversité sociologique. C’est ça qui était formidable, un esprit Conseil national de la résistance. Dans la durée, les gens se démobilisent. Ils n’étaient d’ailleurs pas là, pour la plupart, le 17 novembre. C’était spontané, militant, citoyen".

Vers la concordance des luttes ?

Faut-il s'attendre à une nouvelle mobilisation pour cet anniversaire ? "Il va y avoir un regain, c’est sûr. Pour le côté symbolique, des Gilet Jaunes du début vont vouloir dire qu'ils sont toujours là, qu’ils sont révoltés. Mais je ne pense pas que cela va prendre des proportions considérables". Lance-t-il un appel au calme face aux infiltrations des black blocks ? "C’est une dénaturation totale du mouvement, qui a dissuadé des dizaines de milliers de Français de poursuivre l’action".

Jean-François Barnaba est-il favorable à l'appel à la grève pour le 5 décembre prochain ? "Je souhaite la concordance des luttes, évidemment, retrouver l’esprit du 17 novembre. Mais quand vous voyez Monsieur Martinez, de la CGT, manifester avec les islamistes, c’est un coup dur porté à l’union".

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.
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