Ugo Thomas (Syndicat général des lycéens) : "Il y a 3 000 lycéens sans orientation"

Ugo Thomas, président du Syndicat Général des Lycéens (SGL), était ce lundi l'invité de Véronique Jacquier dans le Grand Soir Sud Radio.

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Alors que les procédures d'APB (admissions post-bac) se terminent aujourd'hui lundi, un certain nombre de bacheliers vont se retrouver sans la moindre affectation pour cette nouvelle année scolaire qui débute. Un véritable casse-tête dénoncé à maintes et maintes reprises par les élèves et leurs représentants notamment le SGL (Syndicat général des lycéens), présidé par Ugo Thomas.

"Beaucoup de lycéens sont partis dans des licences qu'ils ne termineront pas"

Invité ce lundi de Véronique Jacquier dans le Grand Soir Sud Radio, ce dernier a d'abord donné une estimation concernant les laissés-pour-compte. "Les derniers chiffres que l'on avait, c'était 3 000 lycéens sans orientation, sans oublier que beaucoup ont accepté une orientation qui n'est pas celle de leur choix. Ils ne sont donc pas comptés dans ces 3 000", affirme l'intéressé. "Il y a un problème dans le système des admissions post-bac, c'est quelque chose qui a été remarqué par toutes les organisations étudiantes ou lycéennes et c'est pour ça qu'en ce moment, il y a une refonte du système d'orientation", déplore-t-il, rappelant une nouvelle fois que "beaucoup de lycéens sont partis dans des licences qu'ils ne termineront pas, parce que ce ne sont pas des choses qui leur plaisent".

À qui profite le "crime" ? Quelles peuvent être les conséquences des failles observées sur la plateforme APB ? Selon Ugo Thomas, l'enseignement et les formations privés devraient bénéficier de cette situation mais, plus surprenant encore, cela pourrait également profiter à des universités étrangères en quête d'étudiants. "Beaucoup de lycéens vont se tourner vers le privé mais aussi l'étranger parce que l'on voit que des universités, comme au Canada, commencent à faire du pied aux lycéens français qui ont peur pour leur orientation", explique-t-il. Bien que cette seconde alternative a le mérite d'exister, on peut toutefois légitimement penser que rares seront les élus.