Tour de France: jugement attendu pour la spectatrice à la pancarte

Le tribunal correctionnel de Brest doit rendre son jugement jeudi dans l'affaire de la jeune femme qui avait provoqué en juin une chute massive de coureurs lors du Tour de France en brandissant une pancarte à l'intention de ses grands-parents.

Anne-Christine POUJOULAT - POOL/AFP/Archives

Le tribunal correctionnel de Brest doit rendre son jugement jeudi dans l'affaire de la jeune femme qui avait provoqué en juin une chute massive de coureurs lors du Tour de France en brandissant une pancarte à l'intention de ses grands-parents.

Une peine symbolique de quatre mois d'emprisonnement avec sursis a été requise le 14 octobre à l'encontre de la jeune femme de 31 ans, poursuivie pour "mise en danger d'autrui" et "blessures involontaires". Le jugement, mis en délibéré, est attendu en début d'après-midi.

Elle a "reconnu spontanément les faits" ainsi que "la dangerosité de son comportement" et "présenté ses regrets", avait noté la représentante du ministère public Solenn Briand lors de ses réquisitions.

"C'était vraiment tellement pas volontaire", avait murmuré au début de l'audience la jeune femme à la silhouette fluette, présentée comme fragile mais s'exprimant avec aisance.

Audience d'ouverture du procès de la jeune femme qui avait provoqué une chute masive de coureurs lors du Tour de France en juin dernier, le 14 octobre 2021 à Brest

Audience d'ouverture du procès de la jeune femme qui avait provoqué une chute masive de coureurs lors du Tour de France en juin dernier, le 14 octobre 2021 à Brest

JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP/Archives

Le 26 juin dernier, sur la commune de Sizun (Finistère), à 45 km de l'arrivée de la première étape du Tour, partie de Brest, cette habitante du Finistère avait brandi une pancarte en empiétant sur la chaussée, dos au peloton.

"Allez opi-omi!" --papy-mamy en Allemand, sa grand mère étant d'origine allemande-- avait-elle écrit en grosses lettres sur un bout de carton à l'adresse de ses grands-parents, résidant à Paris et fans inconditionnels de la Grande Boucle.

Plusieurs coureurs, lancés à vive allure, n'avaient pu l'éviter. L'Allemand Tony Martin, le premier à tomber, avait entraîné dans sa chute de nombreux autres cyclistes. Plusieurs coureurs avaient été contraints à l'abandon, dont l'Allemand Jasha Sütterlin (DSM) et l'Espagnol Marc Soler (Movistar).

Un fourgon quitte la gendarmerie de Landerneau, où la spectatrice qui avait causé une chute massive de coureurs du Tour de France, est en garde à vue, le 1er juillet 2021 dans le Finistère

Un fourgon quitte la gendarmerie de Landerneau, où la spectatrice qui avait causé une chute massive de coureurs du Tour de France, est en garde à vue, le 1er juillet 2021 dans le Finistère

JEAN-FRANCOIS MONIER - AFP/Archives

Les images de cette femme, vêtue d'un ciré jaune, portant une casquette verte et brandissant sa pancarte un large sourire aux lèvres avant d'être percutée par le peloton, avaient fait le tour du monde, déchaînant un fort intérêt médiatique alors qu'elle restait introuvable.

C'est seulement quatre jours après les faits qu'elle s'était rendue à la gendarmerie de Landerneau, chargée de l'enquête, ne supportant plus la pression médiatique. Dans la foulée elle avait été placée en garde à vue.

AFP / Brest (AFP) / © 2021 AFP