Sylvie Chéreau : "On a servi de cobayes en nous imposant un Levothyrox non-substituable"

Sylvie Chéreau : "On a servi de cobayes en nous imposant un médicament, le Lévothyrox, non-substituable"

Sylvie Chéreau (Fondatrice du Collectif de victimes du Levothyrox en Occitanie) était ce jeudi l'invitée de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h.

Certains malades de la thyroïde, ne supportant pas les effets du nouveau Levothyrox, font part de leurs inquiétudes et pour cause. Ces derniers n'auront bientôt plus accès à l'ancienne formule du médicament puisqu'elle sera retiré du commerce en France dans le courant de l'année 2018. Une information que le patron du laboratoire Merck Pharma France,Thierry Hulot, a annoncé ce jeudi au micro de Sud Radio. Une décision que ne comprend pas Sylvie Chéreau, à l'origine du Collectif de victimes du Levothyrox en Occitanie.

"On fait tout pour minimiser les effets indésirables"

Invitée ce jeudi de Véronique Jacquier dans le Grand Journal de 18h, cette patiente, victime des effets indésirables constatés sur la nouvelle formulation, ne décolère pas et n'accepte pas cette décision qu'elle entend combattre. "On est malmené depuis le mois de mai donc on va continuer et persévérer. On ne peut pas céder à tout ça parce que c'est une aberration et une incompréhension totale", déplore-t-elle ainsi. "La seule chose qui va nous permettre de nous faire entendre sont des actions en justice", ajoute-elle.

Interrogée sur les déclarations de M. Hulot au sujet de l'inéluctabilité du processus en France mais aussi en Europe, notre invitée n'y croit guère en raison des effets secondaires dommageables que représente, selon elle, ce traitement. "Pourquoi voulez-vous qu'ils prennent, dans les autres pays d'Europe, un médicament avec tant d'effets indésirables ? Ils ne vont jamais le faire, il ne sont pas fou !", affirme-t-elle, avant de dénoncer ouvertement les protocoles imposés jusqu'à présent aux patients: "On a servi de cobayes, on nous a imposés un médicament qui n'était pas substituable. S'ils avaient été vraiment sûr d'eux, ils nous auraient déjà prévenus, ils auraient marqué nouvelle formule. Or, ils ont tout fait en minimisant les choses, en disant «on va leur faire passer la pilule et on va faire un essai sur toute la France», surenchéri-t-elle.

Et l'intéressée de conclure en rappelant de nouveau son scepticisme quant à une éventuelle adoption du nouveau médicament par tous les pays européens : "On fait tout pour minimiser les effets indésirables. Je ne peux pas croire un seul instant que des pays comme l'Espagne, l'Allemagne ou l'Italie prennent cette formule, elle ne nous va pas !".

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Sylvie Chéreau, invitée du Grand Journal de 18h

 

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