Rugbyman professionnel, il s’engage comme agent d’entretien dans un hôpital

Bakary Meite, Troisième ligne de l’US Carcassonne, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le le 1er Avril. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

En cas de deuxième vague, les hôpitaux sont-ils prêts à y faire face ? (SEBASTIEN BOZON - AFP)

Avec le confinement, toutes les compétitions sportives sont suspendues. Notamment le championnat de rugby Pro D2. Que faire alors que matches et entraînements sont devenus impossibles ?

 

Désinfecter tout ce qui doit l'être

Bakary Meite, troisième ligne de l’US Carcassonne, a du coup choisi de s’engager comme agent d’entretien dans un hôpital parisien. "J’y suis arrivé ce matin à 7 heures", explique le rugbyman. Pourquoi s’être porté volontaire ? "Quelqu’un de ma famille travaille dans une société d’agents d’entretien, et elle cherchait du monde. Avec mon neveu, on a décidé de saisir l’opportunité."

Que doit-il faire dans cet hôpital ? "Ma mission première est de désinfecter tout ce qui est à portée de main de tout le monde, patients, soignants, infirmières, détaille le rugbyman professionnel. Je nettoie tout ce qui est rampes, poignées, interrupteurs, extincteurs, pour limiter la propagation de germes et de microbes." Se sent-il assez protégé pour travailler ? "Oui, j’ai l’équipement adéquat, des gants, un masque, une charlotte, du désinfectant."

 

Travail le jour, entraînement le soir

"Il ne faut pas non plus céder à la psychose, estime le rugbyman professionnel. Je ne suis pas le seul à faire cela ; je travaille avec des gens qui font cela depuis des années, qui n’ont pas attendu qu’il y ait une crise et cette pandémie. Le personnel soignant au contact des patients ne se pose pas la question de savoir si c’est risqué ou non."

A-t-il conscience d'exercer un métier un peu privilégié comparé au travail quotidien de certains personnels ? "Bien sûr, j'en avais déjà conscience. Quand vous vivez de votre passion, vous n'avez pas l’impression de travailler. Ce n'est que du plaisir, même si les entraînements sont durs. Ce n'est rien par rapport aux gens qui se lèvent tôt le matin." S’entraîne-t-il encore ? "Tous les jours, nous avons un programme imposé par le club. Quand j’ai fini ma journée, je rentre chez moi, je fais une petite sieste et ensuite je reprends ma préparation physique."

 

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Retrouvez "le coup de fil du matin" du lundi au vendredi à 7h12 sur Sud Radio, dans la matinale de Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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