Restos du coeur: coup d'envoi vendredi de la collecte nationale "vitale"

Les Restos du coeur lancent vendredi leur collecte nationale qui prend cette année une dimension "vitale" compte tenu de la crise sanitaire et économique qui devrait se traduire par une "hausse significative" des bénéficiaires de denrées alimentaires et de produits d'hygiène.

STEPHANE DE SAKUTIN - AFP/Archives

Les Restos du coeur lancent vendredi leur collecte nationale qui prend cette année une dimension "vitale" compte tenu de la crise sanitaire et économique qui devrait se traduire par une "hausse significative" des bénéficiaires de denrées alimentaires et de produits d'hygiène.

Cette collecte dans les supermarchés, qui s'achèvera dimanche soir, "est d'autant plus importante cette année que le contexte est incertain et qu'on sort d'une année très très compliquée", souligne, auprès de l'AFP, le président de l'association, Patrice Douret.

"Ce qui nous inquiète c'est l'augmentation significative probable du nombre de personnes que nous devrons accueillir avec des besoins sans doute différents qui fait que cette collecte est essentielle et qu'elle revêt un caractère absolument vital", ajoute-t-il.

Lors de la précédente campagne en 2020 l'association avait récolté 7.400 tonnes de denrées - soit l'équivalent de 7 millions de repas - un objectif qu'elle espère dépasser cette année.

Nés d'une "petite idée" de Coluche il y a 35 ans, les "Restos" doivent également composer avec 4 à 5 millions d'euros de manque à gagner lié à la perte des recettes de billetterie - le concert annuel des Enfoirés ayant dû être enregistré sans public en raison de l'épidémie de coronavirus.

La crise engendrée par le Covid-19 a plongé de nombreuses personnes dans la précarité, notamment des étudiants, avec de longues files d'attente devant des centres de distribution d'aide alimentaire à Paris et dans d'autres villes de France.

Selon une étude publiée en février, plus de 2,1 millions de personnes bénéficient de l'aide alimentaire en ce début d'année 2021 et plus de la moitié (51 %) des personnes aidées déclarent y avoir recours depuis moins d'un an.

AFP / Paris (AFP) / © 2021 AFP