Reportage - COVID 19 : les Français changent-ils leurs habitudes ?

Les chiffres de personnes infectées du coronavirus grimpent à une vitesse affolante. Alors que d'aucuns affirmaient ne pas céder à la psychose, ces derniers jours ont bousculé le rythme de vie de beaucoup de Français, même les moins hypocondriaques d'entre eux.

En Italie, ils sont déjà nombreux à prendre leurs précautions et à anticiper la quarantaine totale dans les supermarchés. (Photo Miguel MEDINA / AFP)

Un reportage de Théophile Vareille pour Sud Radio.

Le coronavirus change-t-il nos habitudes ? Selon un sondage IFOP publié aujourd’hui, le virus n’a pas pour l’instant pas changé grand-chose au quotidien des Français : ils ne se lavent pas forcément plus souvent les mains, n’évitent pas les transports en commun ni les espaces publics et ne font pas de stocks de nourriture. Mais certains font tout de même des petits ajustements pour se protéger du virus comme a pu le constater Théophile Vareille dans un marché parisien. Plutôt que des grands chamboulements dans leurs habitudes, ce sont des petits réflexes que les Français ont adoptés.

 

Selon l'IFOP pour Sud Radio et CNews, le coronavirus n’a pas eu d’impact sur les déplacements de 75 % des Français. Cabas à la main, Juliette est venue faire ses courses de la semaine, elle continue à prendre en tout sérénité les transports en commun où elle adopte les même précautions qu’avant. "Nos habitudes n'ont pas changé puisqu'on ne fait nos courses qu'au marché et non pas au supermarché" précise-t-elle.

Certaines comme Juliette, ne bousculent pas leurs habitudes. "Dans les transports en commun, je porte des gants comme je le faisais avant (le virus, ndlr)."

Plus d'embrassades ni même de "paix du Christ" dans les églises

Pas de grand changement non plus pour Marie-Ange mais tout de même des petites habitudes à prendre au quotidien : par exemple, éviter les contacts.

Marie-Ange estime que "il faut faire très attention, je ne serre pas la main, je n'embrasse pas les gens, je dis juste "bonjour", on ne se donne pas le coude ou le pied, rien du tout."

C’est aussi contraignant pour Maria, qui revient de la messe. Âgée de 73 ans, la sexagénaire se dit vulnérable mais elle insiste sur le besoin de continuer à vivre normalement.

"Ça a changé car il n'y a plus d'eau bénite, plus la paix du Christ et on ne se serre plus la main. Il y a trop de microbes nous ont-ils dit" rapporte Maria, catholique pratique dont la voix sous-tend de la déception.