Réouverture des restaurants :"Encore une fois, on marche sur la tête"

Les restaurateurs attendent de pied ferme de connaître la date de réouverture de leurs établissements. Cyril Buesa, président de la branche bars-restaurants de l’UMIH 11 (Aude), était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 16 avril. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Les restaurateurs n'ont qu'une hâte : avoir une date et des règles pour rouvrir. Un restaurant fermé à Montpellier. (Pascal Guyot / AFP)

"Ouvrir une terrasse à 50%, ce n’est pas rentable"

Une réunion ministérielle s’est tenue autour d’Emmanuel Macron, afin de réfléchir à la réouverture des bars, restaurants et lieux de culture. Les restaurateurs ont-ils eu des nouvelles suite à cette réunion ? "La réunion ministérielle et la présentation étaient avec une quinzaine de maires. Encore une fois, on marche sur la tête, estime Cyril Buesa, président de la branche bars-restaurants de l’UMIH 11 (Aude). Je ne dis pas que les maires n’ont pas les bonnes informations pour conseiller notre Président, mais peut-être que des restaurateurs auraient pu être présents, puisque l’on parle de terrasses de restaurants."

"Nous sommes prêts en termes de protocoles, mais nous n’avons eu aucune nouvelle. La seule chose que l’on sait est que nous sommes épuisés d’aller d’annonce en annonce, avoue Cyril Buesa. Dans un mois, on ne sait pas dans quel format les terrasses vont rouvrir. Nous sommes chefs d’entreprise. Ouvrir une terrasse à 50%, il faut appeler un chat un chat, ce n’est pas rentable."

"Ce que nous souhaitons, c’est rouvrir"

"Nous, ce que nous souhaitons, c’est rouvrir. Moi, j’ai 14 salariés, je ne les reprends pas pour 4 heures de travail. On marche sur la tête depuis un an. On avance dans les dettes et on ne voit pas le bout du tunnel." Les aides ne permettent-elles pas de tenir ? "Elles sont attribuées aux salariés. Moi, je suis gérant de mon entreprise. Je me paie à la fin du mois et j’ai les charges sociales. Mon entreprise était à jour avant le Covid, je vais recommencer mon activité avec 30.000 euros de dettes Urssaf."

"Ce que l’on veut, c’est avoir une vision professionnelle : nous dire que cela va être le 15 mai, avec une jauge à 80%, toute la journée…, résume le président de la branche bars-restaurants de l’UMIH 11 (Aude). Restauration, brasserie, on ne sait jamais rien. Les syndicats n’ont-ils pas le droit de voir Monsieur Macron ? La réunion d’hier avec des maires est dans la continuité de ce qui se passe depuis un an."

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