"Quand on nage, il y a du plastique partout. C'est ce qu'on veut combattre"

Dans six mois, ça sera la fin du plastique à usage unique. Les matières plastique, sources importantes de pollution en mer notamment, avec l’exemple de cette île de plastique découverte au large de la Corse tout récemment. Six mois avant tout le monde, certains montrent l’exemple, comme Cannes, où les kiosques de bord de mer ont interdiction de distribuer tout couvert plastique à compter de ce samedi 1er juin.  Une prise de conscience qui s’étend sur tout le littoral. Exemple à Marseille, où l’on multiplie les opérations pour faire mauvaise presse au plastique. Avec une première européenne : une compétition sportive de ramassage de déchets en mer.

 

Reportage de Stéphane Burgatt

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Pour l’organisatrice de ce grand défi, Sindie Aissa, toutes les initiatives sont bonnes pour dénoncer les dérives du tout-plastique: "C'est très compliqué, quand on nage, on voit du plastique partout. C'est quelque-chose qu'on veut combattre. Tout ce qu'il y a sur terre arrive dans la mer. 80% des déchets que vous trouvez en mer sont d'origine terrestre. Il y a vraiment urgence."

Des pailles en carton plutôt qu'en plastique

L’initiative cannoise du 0 plastique est une vraie source d’optimisme et de fierté pour les militants écologistes comme Eric Akopian de l'association Clean my calanques: "J'adore ce genre de truc. C'est dommage que ça soit pas tout de suite. Mais c'est normal qu'il y'ait des gens qui se montrent récalcitrants. La fainéantise, la mauvaise volonté... Faut montrer l'exemple, sinon de toute façon on vivra dans les déchets... Ça sera dégueulasse! Sensibiliser les consommateurs, mais aussi les commerçants: Grégory Demeyenne, de l’association "côte provençale", y travaille déjà à La Ciotat: "On les accompagne. Nous anticipons un peu ces lois qui arrivent pour changer leurs mentalités. Ils sont assez preneurs de solutions. Certains ont déjà pris les devants, et ont même des pailles en carton. C'est quand-même leur buisness. Si les clients viennent sur les plages, c'est quand-même parce-qu'elles sont jolies..." Et avec ces anticipations et les alternatives proposées, ces militants y croient fort: la transition devrait se passer en douceur.