Pour l'avocat de Depardieu, le dossier de viols "n'a pas à être sur la place publique"

"La justice n'a pas à être rendue sur la place publique", a déclaré mercredi l'avocat de Gérard Depardieu, déplorant de nouveau sur France Inter la révélation de la mise en examen pour "viols" de la star du cinéma français.

Tiziana FABI - AFP/Archives

"La justice n'a pas à être rendue sur la place publique", a déclaré mercredi l'avocat de Gérard Depardieu, déplorant de nouveau sur France Inter la révélation de la mise en examen pour "viols" de la star du cinéma français.

L'AFP a révélé mardi que l'acteur de 72 ans avait été mis en examen le 16 décembre à Paris pour deux "viols" et "agressions sexuelles" dont l'accuse une jeune comédienne depuis l'été 2018, ce que Gérard Depardieu conteste fermement selon son avocat.

"Nous étions dans une situation assez exceptionnelle puisque pendant deux mois aucune information n'avait filtré, et c'était une bonne chose car la justice n'a pas à être rendue sur la place publique", a réagi Me Hervé Témime sur France Inter.

Joint mardi par l'AFP avant la publication de la nouvelle, l'avocat avait déjà "déploré que cette information soit rendue publique" et réaffirmé que son client contestait les accusations.

"Je ne me livrerai absolument pas à une défense publique de Gérard Depardieu", a redit mercredi l'avocat sur la radio publique: "laissons travailler la justice et respectons les droits de chacun".

"Gérard Depardieu conteste fermement ces faits", "a le droit d'être défendu" et doit "être considéré comme présumé innocent", a-t-il ajouté.

"S'il y a une affaire où la présomption d'innocence a plus de sens que jamais, c'est celle-ci", a encore déclaré le pénaliste, figure du barreau de Paris.

La plaignante, une femme d'une vingtaine d'années, avait dénoncé à la gendarmerie fin août 2018 avoir été violée à deux reprises au domicile parisien de la star quelques jours plus tôt.

Elle avait obtenu à l'été 2020 que l'enquête, d'abord classée sans suite par le parquet de Paris après neuf mois d'investigations, soit reprise par un juge d'instruction.

L'avocate de la plaignante, Me Elodie Tuaillon-Hibon, a indiqué mercredi sur Twitter qu'elle ne ferait "aucun commentaire suite à la révélation de cette mise en examen".

"C'est le temps de l'information judiciaire et du respect de la vie privée de ma cliente, qui doit être particulièrement protégée", a-t-elle demandé.

L'avocate a annoncé qu'elle serait "intransigeante" quant à "la publication de ragots et autres +infox+" sur le sujet.

AFP / Paris (AFP) / © 2021 AFP