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Plein emploi: "durcir l'indemnisation du chômage ne suffira pas", selon le président du Medef

Le président du Medef Patrick Martin a estimé mardi que "durcir les règles d'indemnisation du chômage ne suffira pas" pour atteindre le plein emploi, plaidant plutôt pour le maintien de la politique de l'offre.

Miguel MEDINA - POOL/AFP/Archives

Le président du Medef Patrick Martin a estimé mardi que "durcir les règles d'indemnisation du chômage ne suffira pas" pour atteindre le plein emploi, plaidant plutôt pour le maintien de la politique de l'offre.

La réforme de l'assurance-chômage "est un élément de réponse", a estimé M. Martin sur BFM Business, convenant qu'un durcissement des règles d'indemnisation "fera probablement revenir à l'emploi 100.000 à 150.000 chômeurs". Mais pour lui, "ça ne suffira pas".

Il a semblé mettre en garde contre des mesures trop drastiques, observant "qu'en l'état, le climat social, le dialogue entre partenaires sociaux, sont plutôt apaisés: c'est important dans un pays assez inflammable, irritable et fracturé, de préserver cette bonne qualité de dialogue", a-t-il dit. Pour lui, "la priorité c'est que la politique de l'offre se concrétise".

La France doit "gagner en compétitivité", a martelé le président du Medef, suggérant en particulier de "réallouer des charges sociales encore à ce jour abusivement supportées par les entreprises et les salariés". Il "croit savoir" que c'est "l'angle principal sur lequel le gouvernement veut travailler".

Concernant les salaires, M. Martin a estimé "qu'en 2024 les entreprises verseront des augmentations supérieures à ce qu'on imagine être l'inflation sur l'année".

Alors que l'OCDE a prédit mardi une croissance de 0,6% du PIB français en 2024, contre 1,4% toujours officiellement envisagé par le gouvernement, M. Martin pense qu'on sera "aux alentours de un point", avec "un redémarrage" au second semestre.

Il veut que l'Europe "déploie beaucoup plus vite" ses plans de soutien à l'économie, avec "des procédures allégées".

Sur la lutte contre le réchauffement climatique, il a souhaité "des calendriers, une visibilité et des financements, idéalement des auto-financements". "Mais il faut que l'Union européenne soit cohérente et dise +voilà comment tous ensemble nous allons réussir à financer les objectifs de décarbonation+", a-t-il dit.

Il a dénoncé les délais de paiement aux entreprises des collectivités locales, particulièrement en outremer "où on a parfois des retards supérieurs à un an". Il a suggéré de faire du "name and shame", c'est-à-dire de les citer publiquement, "ça calmerait certains".

Concernant l'accord UE-Mercosur, il a répété souhaiter le développement des échanges avec l'Amérique du sud, assorti toutefois du respect par les pays concernés de conditions écologiques et sociales, mais a estimé que le débat sur cette affaire était devenu "passionnel, irrationnel et politisé".

AFP / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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