Peut-on ressusciter nos centres-villes ?

Cinq milliards d’euros pour redynamiser les centres-villes désertés, est-ce suffisant ? C’est le débat du jour avec Véronique Jacquier dans Info vérité sur Sud Radio le 21 juin. Avec pour invités :
- Francis Palombi, président de la confédération des commerçants de France ;
- Philippe Coy, président de la chambre syndicale des buralistes des Pyrénées Atlantiques, président de la confédération nationale des buralistes ;
- François-Xavier Brunet, président de la CCI 65, commerçant à Tarbes.
Info Vérité est diffusée tous les jours à 7h10 et 9h15 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

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Tarbes est l’une des 222 villes choisies pour bénéficier du plan du gouvernement Action cœur de ville. 5 milliards d’euros pour redynamiser les centres-villes désertés. Qu’est-ce qui est mis en place et qu’est-ce qui marche dans les différentes communes choisies ? 

Les ventes sur le Net ne tueront pas les centres-villes

"Les centres-villes sont désertés pour trois raisons, juge Véronique Jacquier : la construction de centres commerciaux en périphérie depuis le début des années 80, les achats par Internet qui concurrencent le commerce traditionnel, et le manque de place de stationnement gratuit. Tout est devenu payant dans la plupart des cœurs de ville ! On ne peut même plus se garer un gros quart d’heure pour aller acheter son journal".

La priorité est donnée, à travers ce plan, à la rénovation des logements anciens, en aidant les propriétaires. Priorité aussi à l’urbanisme, mieux pensé pour fluidifier la circulation. À cela doit s’ajouter une politique de loyers commerciaux décents pour faire venir des enseignes commerciales attractives. "Ce n’est pas de la poudre de perlinpinpin, ce plan était une nécessité, juge Francis Palombi, président de la confédération des commerçants de France. On a laissé se développer les périphéries. 222 villes, c’est un petit début, d’autres sont prévues". Les élus n’ont pas pris conscience qu’ils étaient en train de tuer les centres-villes. Et rien que l’année dernière, 935.000 m2 ont été signés… Les Français vont continuer à acheter sur Internet, mais l’attrait de venir dans un centre-ville ne mourra jamais".

Jouer sur la valorisation du patrimoine

Ensuite, à chaque ville de faire au mieux pour valoriser ses atouts. Ainsi, Strasbourg a réinstallé des cabinets de médecins, Dijon rembourse les tickets de bus et de tram quand les consommateurs se rendent dans le cœur de la ville. Et Tarbes, comme beaucoup d’autres communes, mise sur son patrimoine. Rénovation du Haras et de l’église Sainte Anne qui sera entourée de jardins d’inspiration médiévale. Tout cela pour rendre le quartier attractif.  

Cinq milliards d’euros pour redynamiser les centres-villes désertés, est-ce suffisant ? "À Tarbes comme ailleurs, il y a une prise de conscience de l’intérêt d’une vie de centre-ville, de ce que draine son dynamisme : de l’humanité. Les Gilets Jaunes nous l’ont rappelé au plus fort de la crise : quand un centre-ville meurt, c’est un monde qui meurt".

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