Ordonnance obligatoire désormais pour les médicaments à base de codéine

Pharmacie - photo d'illustration (©Fred Tanneau - AFP)
Pharmacie - photo d'illustration (©Fred Tanneau - AFP)

Alors que certains médicaments à base de codéine sont de plus en plus détournés pour être consommés en tant que drogues, le ministère de la Santé a décidé de prendre le problème à bras-le-corps.

Les médicaments à base de codéine, de dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine ne pourront désormais être délivrés que sur ordonnance, a annoncé aujourd'hui le ministère de la Santé, suite aux récents détournements de ces médicaments pour être consommés en tant que drogue, un acte de plus en plus fréquent notamment chez les adolescents. Jusqu'à présent, ces médicaments (des anti-douleurs et des sirops pour la toux) pouvaient être délivrés sans ordonnance s'ils contenaient une quantité de principe actif inférieure à un certain seuil.

Lutte contre la mode du "Purple Drank"

"La ministre des Solidarités et de la Santé entend ainsi mettre un terme à des pratiques addictives dangereuses et potentiellement mortelles. (…) La mode du "Purple Drank", cocktail à base de codéine, d’antihistaminique et de soda, est en constante augmentation chez les adolescents et les jeunes adultes depuis 2015. Celle-ci a provoqué deux décès tragiques chez des adolescents depuis le début de l’année", indique ainsi un communiqué du ministère publié ce mercredi.

Une mère de victime : "Ce mésusage est connu depuis trente ans"

Invitée du Grand Matin Sud Radio ce mercredi, Christelle Cebo, mère d’une lycéenne décédée le 2 mai dernier après dix jours de coma dus à une overdose à la codéine, pointait les dangers de cette "libre" circulation. "Je ne comprend pas pourquoi cette molécule est en vente libre. Ce mésusage de la codéine est connu depuis trente ans. On sait que ce sont des médicaments pris par les usagers de drogue en sevrage sauvage. Maintenant ce sont des jeunes, qui n’ont aucun passé de drogue, qui vont aller dans une pharmacie pour se droguer pour quelques euros", déplorait-elle.

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