"On a trop tiré sur la corde des hôpitaux, les personnels n'en peuvent plus"

Victor Alava, infirmier hospitalier et secrétaire adjoint de Sud Santé Toulouse, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

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Des documents alarmants, publiés par nos confrères de Médiacités, révèlent les difficiles conditions de travail au CHU de Toulouse, signalées à la direction sans pour autant être résolues.

Invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, Victor Alava, infirmier hospitalier au CHU de Toulouse et secrétaire adjoint de Sud Santé Toulouse, assure que "les personnels hospitaliers souffrent et n'en peuvent plus".

Pour lui, "l'administration ne règle pas les problèmes". En cause, des fiches signalant des dysfonctionnements à la direction qui restent lettres mortes : "Ces fiches, normalement, sont rentrées par les agents eux-mêmes au moment du problème et l'administration est censée les traiter. Mais l'administration les cache sous le tapis, cache les problèmes qui existent à l'hôpital. Dans ces 26 000 fiches, il y a des problèmes d'ampoules cassées, mais il y a aussi des agents qui se retrouvent avec trop de patients à traiter."

"Dans mon service, à quatre reprises, on a demandé à des agents de faire deux vacations parce qu'on n'avait pas de remplaçant pour prendre la relève, a ajouté Victor Alava. Ils sont donc restés 18h d'affilée. Cela révèle le burnout qui fleurit à l'hôpital. C'est important de le révéler, mais il faut surtout que l'administration réagisse."

Aujourd'hui, il aimerait "que l'administration et le ministère se rendent compte qu'on a trop fait d'économies sur les hôpitaux. Il faut remettre les choses en place, pour que les gens soient en forme et puissent soigner correctement les patients qui ont besoin d'être soignés."

Écoutez l'interview de Victor Alava, invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, au micro de Véronique Jacquier