Omicron: un premier cas identifié en France, à La Réunion

Un premier cas positif au variant Omicron du coronavirus, qui se répand à travers le monde, a été identifié sur l'île de La Réunion, a confirmé mardi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

ERIC PIERMONT - AFP/Archives

Un premier cas positif au variant Omicron du coronavirus, qui se répand à travers le monde, a été identifié sur l'île de La Réunion, a confirmé mardi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Ont également été identifiées "six personnes contacts à risque: trois de son entourage professionnel et trois de sa famille proche", a-t-il précisé sur Europe 1.

L'identification de ce cas avait été annoncée quelques heures plus tôt par un chercheur de l'Unité mixte de recherche processus infectieux en milieu insulaire tropical (PIMIT).

Le patient testé positif a séjourné au Mozambique du 14 au 19 novembre avant de retourner à La Réunion le 21, a expliqué M. Attal.

Il est "arrivé de l’île Maurice après un voyage en Afrique Australe", a précisé la préfecture dans un communiqué, et avait "fait escale en Afrique du Sud", selon le chercheur du PIMIT, le microbiologiste Patrick Mavingui, sur les ondes de Réunion La 1ere (Groupe France Télévision).

Agé de 53 ans, il a été placé à l'isolement ainsi que son entourage. Il "souffre de douleurs musculaires et de fatigue" selon le scientifique.

Le patient "a été détecté positif dès le lendemain de son arrivée à l’aéroport grâce au dispositif de dépistage systématique des passagers en provenance de l’étranger", a expliqué la préfecture de La Réunion dans un communiqué.

La PIMIT a été mobilisée "en urgence" dimanche soir, "pour le séquençage de six tests", a précisé le microbiologiste. Parmi les résultats arrivés il y a quelques heures, "il y a un cas positif", a-t-il ajouté. Les cinq autres prélèvements sont négatifs.

"Le résultat du séquençage effectué sur un autre cas considéré jusqu’à hier comme suspect est aujourd’hui négatif. Un troisième cas suspect, sans lien avec les précédents, est encore en cours de séquençage", selon la préfecture.

Le porte-parole du gouvernement  Gabriel Attal le 24 novembre 2021 à Paris

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 24 novembre 2021 à Paris

Thomas COEX - AFP/Archives

"On est en attente d'autres résultats de cas possibles, y compris dans l'Hexagone, dans les prochaines heures", a confirmé Gabriel Attal, en soulignant la "vigilance absolue" du gouvernement face au variant Omicron.

Le ministère de la Santé avait indiqué dimanche dans un communiqué qu'il "surveille avec une attention particulière les territoires ultramarins de La Réunion et Mayotte qui sont en lien direct ou indirect avec (les sept) pays" d'Afrique Australe avec lesquels les liaisons aériennes ont été suspendues depuis vendredi.

Face au variant Omicron, la préfecture a indiqué mardi travailler à "un protocole sanitaire renforcé" en plus de la mesure de suspension des vols en provenance de l’Afrique du Sud instaurée le 27 novembre et renouvelée jusqu’au 1er décembre.

"Le dispositif de test systématique des passagers des vols régionaux sera renforcé par des tests antigéniques permettant d’obtenir un résultat immédiat et d’isoler les cas positifs par arrêté préfectoral", a-t-elle expliqué.

Les contrôles à l’arrivée des vols régionaux sont d'ores et déjà renforcés, avec des "tests salivaires RT-PCR à la sortie de l’avion", et le nombre des vols et des voyageurs a été "conditionné" aux "capacités de tests systématique de tous les voyageurs (vaccinés et non vaccinés relevant des motifs impérieux)", a-t-elle rappelé.

Dimanche, Gabriel Attal avait indiqué qu'"une dizaine" de cas possibles de porteurs du variant Omicron avait été identifiée et était en train d'être séquencée.

AFP / Saint-Denis de la Réunion (AFP) / © 2021 AFP