Nice : la responsable d'Amnesty accusée d'avoir aidé des clandestins à entrer en France

Photo d'illustration

Martine Landry, 73 ans, est soupçonné d'avoir convoyé des migrants et de les avoir faits rentrer en France. Elle comparait mercredi et risque jusqu'à 5 ans de prison.

C'est un nouveau procès de ce que les associations appellent le délit de solidarité. Martine Landry, 73 ans, comparaît mercredi après-midi, pour avoir convoyé des migrants et les avoir faits rentrer en France.

Concrètement, elle est accusée d'avoir facilité l'entrée de deux migrants mineurs en situation irrégulière sur le territoire français, en l'occurrence de deux Guinéens âgés de 15 ans, arrivés à pied au poste-frontière de Menton le 28 juillet dernier.

La responsable d'Amnesty International nie catégoriquement les avoir faits rentrer dans le pays illégalement et dit les avoir pris en charge au panneau-frontière et pas avant, pour les conduire à la police aux frontières et faire appeler l'aide sociale à l'enfance, qui les a placés dans un foyer.

Alors que les associations d'aides aux migrants seront présentes pour la soutenir devant le palais de justice, elle risque jusqu'à 5 ans de prison et 30 000 euros d'amende. Ces derniers mois, tous les procès de ce genre se sont conclus par une amende ou une peine de prison avec sursis.

De notre envoyé spécial, Lionel Maillet

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