Michel Onfray : "Je n'ai pas grand chose à voir avec cette gauche"

Michel Onfray, philosophe, essayiste, fondateur de la revue "Front populaire", auteur de "La Vengeance du pangolin" (éditions Robert Laffont) était l’invité d’André Bercoff, vendredi 18 septembre, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Michel Onfray invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Michel Onfray s'attaque à l'Etat profond. Le philosophe dénonce une entreprise de transformation de l'humain en objet et le projet de gouvernance mondiale qui voudrait détruire les nations. Une position qui provoque l'indignation de certains adversaires de l'intellectuel, qui ne s'empêchera pas d'exposer sa vision.

Vers un Etat planétaire et transhumaniste ?

"L'Etat profond n'est pas national, c'est un Etat international", prévient d'emblée Michel Onfray qui dénonce "un projet de gouvernance planétaire, dont l'Etat profond en est l'instrument". Une problématique abordée dans le livre de Jacques Attali, Qui gouvernera notre monde ? Une question posée sans ironie au vue "de la propagande pour un grand marché universel et planétaire avec pour horizon le transhumanisme", observe le philosophe. "Quand vous avez transformé les gens en objet vous pouvez les acheter, les louer, les réparer, en faire des pièces détachées", explique-t-il.

Un projet porté par "une certaine gauche", dans laquelle ne se retrouve pas le philosophe, particulièrement marqué par l'adoption d'une résolution dans la loi bioéthique, permettant aux femmes en détresse psychosociale d'avorter jusqu'au terme de leur détresse. "La gauche estime qu'à neuf mois de grossesse on peut extraire un enfant du ventre de leur mère pour leur faire une piqûre létale, pour des raisons psychosociales", s'indigne-t-il. "De fait je n'ai pas grand chose à voir avec cette gauche", affirme Michel Onfray.

 

Le philosophe déplore une politique visant à "détruire ce qui n'est plus productif", avec pour preuve le Covid-19. "On met les personnes âgées, on se débrouille pour les tuer socialement en les mettant dans les Ehpad, ensuite on les tue affectivement en leur disant qu'ils ne verront pas ou de loin leurs enfants et petits-enfants", rapporte-t-il. En résumé, "les enfants, les personnes âgées ou même les handicapés n'existent pas", regrette l'intellectuel.

Parmi les agents de cet Etat profond, "ce ne sont pas des gens que l'on connaît vraiment", précise Michel Onfray qui s'appuie sur "la propagande" à travers le Covid-19 qui fait passer un certain nombre de messages. "Les blancs sont des vieux, des gros, avec des tongs et des shorts. En même temps, une grand-mère est assise au bord de la piscine et regarde une jolie métisse qui écarte sa chaise pour trouver la bonne distanciation", décrit le philosophe qui accuse "des gens qui détestent la France, les Français, l'histoire, la civilisation, la culture, tout ce qui fait la France". Une idéologie qui en appelle à "en finir avec les identités, les nations et les particularités". "Quand on aura fabriqué une Europe qui aura mangé les nations, on fera une machine encore plus grande avec un gouvernement planétaire", prévient-il.

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