Meurtre d'un policier à Avignon : "Il y a eu des plaintes, le Préfet s'est déplacé. Le trafic s'est réduit et puis ça a recommencé"

Il subsiste toujours une vive émotion ce vendredi à Avignon où la chasse à l’homme continue pour mettre la main sur le meurtrier présumé d’un policier. Un brigadier de 36 ans abattu mercredi lors d’une opération anti drogue. Sur place, les habitants sont très choqués mais font tous le même constat : Avignon est devenue une plaque tournante du trafic de stupéfiants.

Reportage de Lionel Maillet

 

Il subsiste toujours une vive émotion ce vendredi à Avignon où la chasse à l’homme continue pour mettre la main sur le meurtrier présumé d’un policier. Un brigadier de 36 ans abattu mercredi lors d’une opération anti drogue. Sur place, les habitants sont très choqués mais font tous le même constat : Avignon est devenue une plaque tournante du trafic de stupéfiants.

Jean Paul habite à quelques rues des lieux du drame et à en croire ce retraité  le centre ville de le Cité des Papes est totalement aux mains des dealers. "Avignon est gangréné. Je les vois en train de dealer en bas de chez moi. On ne peut passer devant sinon on se fait agresser verbalement, on se fait narguer. Il y a eu des plaintes, le Préfet s'est déplacé. Ça s'est réduit et puis ça a recommencé. On voit les jeunes qui attendent pour vendre leur drogue".

"C'est une petite ville plutôt calme en temps normal"

Des trafics qui s’accentuent depuis ces dernières années et un cran supplémentaire franchi dans la violence avec la mort de ce policier  de  36 ans à qui ces habitants ont tenu à rendre hommage en déposant un bouquet de fleur. "Se faire descendre comme ça, c'est grave" dit l'un d'entre eux. "C'est traumatisant", ajoute un autre. C'est une petite ville plutôt calme en temps normal. Il y a parfois des petits problèmes mais pas de là à tuer des policiers par balle en plein après-midi", détaille cet autre habitant.

"Il y a régulièrement des passages de police mais on déplace le problème"

Michel Tomasi arpente très souvent ses petites rues où les vendeurs de drogue font partie du paysage mais quelle solution pour les déloger durablement. Il préside l’association des riverains du quartier des Teinturiers et s'interroge. "Il y a régulièrement des passages de police mais on déplace le problème. Actuellement, on parle de légaliser le cannabis. Diminuer ces points de vente serait peut-être une premier but. Mais, oui, peut-être que légaliser le cannabis pourrait être une solution".

La réponse du ministre de l’Intérieur, ce sont des renforts et 30 policiers envoyés cette année à Avignon.

Lionel Maillet (avec Maxime Trouleau)